coronæ cum luminibus xiii, columnæ ante altare
S. Richarij auro et argento paratæ vi, trabes minores cum arcubus suis argento paratæ 111. (D’Achéry, Spicil.,ÏV, 468.)
Ame altare ejusdem sancti stant columnæ vi magnæ ex cupro argento et auro paratæ sustentantes trabem unam similiter cupream argento auroque paratam. Sunt et aliæ trabes minores très ex cupro, argento, auroque paratæ in circuitu altaris vel chori, sustentantes arcus xvii ex cupro, argento auroque fabricatos ; inter quos stant imagines bestiarum, avium, hominumque vu ex ære, circuli ad signa pendentes argentei v, reliqui ex auricalco. (D’Achéry, Spicil., IV, 481, Chronic. Hariulfi motiaci S. Richarii cenlul.) On trouve écrit à la fin de la chronique : « Complétant est
« autem istud opus humani'atis Filii Tki anno Mtxxxvui,
« indict. x anno regis Philippi xxvnt. IVindone Tontivorum comité annis xxxvi, p. 616 )
2. Ambitum sacri altaris qui strictim in ea fuerat olim constructus... a fundamentis perfecit, pulchrisque columnis cum marmoribus desuper in gyro sculptis splendide decoravit. (Sergius, Lib. pont., 841.)
ICONOSTASES
■« bricare jussit altare ipsius atque cancellos arcusque a per gyrum. » Ne serait-ce pas simplement une trabe ornée d’arcades? Dans le plan de Saint-Gall publié par Mabillon on voit une désignation qui semble être celle d’un portique avec cette légende : Involutio arcuum *.
Le Panthéon de Rome, converti en église chrétienne au commencement du vu0 siècle (606) par Boniface IV, dépouillé bientôt de ses richesses et notamment des tuiles de bronze qui le recouvraient, fut successivement réparé et orné par les Souverains-Pontifes. Adrien Ier, au vne siècle, y apporta des restaurations importantes : -< Renovavit cyborium « de argento quod ex vetustate consumptum erat, et « addidit in eo argenti libras sexaginta et in pristi- « num eum erexit noviter locum. Sed et arcum in <( eadem venerabili ecclesia fecit de argento pensan. « libras duodecim. » Il est probable qu’il s'occupa en même temps de l’iconostase qui fermait la grande tribune; Ugonio y vit encore les six colonnes de porphyre; elles s’élevaient sur un soubassement de pierre et supportaient une corniche de marbre dont il restait encore certains vestiges au xvie siècle. Le chœur étant fort exhaussé au-dessus du niveau de l’église, des perrons devaient à droite et à gauche accompagner ce portique et ouvrir l’accès du presbyterium; je suppose la fenestella de la confession au milieu entre ces perrons 2 .
IX' SIÈCLE
Le ix° siècle fit de grandes dépenses pour l’ornementation des églises et surtout pour leur mobilier qui s’accrut alors d’une manière magnifique. Il semble qu’à Rome les Souverains-Pontifes se soient appliqués
1 . Mabillon pense que ce dessin est l’œuvre de l’abbé Eginhard qui dirigeait les bâtiments royaux sous Charlemagne.
2. P. 315. S. Maria Rolonda. Dentro ha d’ogni intorno corne di sopra toccâmo, diversi altari. Tra i quali il maggiore sta incôtro la porta in luogo eminête e tra il suo ciborio di marmo intarsiato, posto sopra 4 colône di porfido. Intorno poi è chiuso cô un parapetto di pietre cô 6 colàne sopra pur di porfido che reggevano una comice marmorea , di cui ne resta un pocco di segno. La quai opéra è stata ri- (atta da papa Innocêzo VIII (1484-92). Dietro vi è la tribun"1 cô il vestigio dell’antico musaico dove si vede figurata nel mezzo una croce, ed il resto mal si discerne.
spécialement à la construction des iconostases; nous voyons Léon III orner ceux de Saint-Pierre, de Saint-Paul, le pape Pascal construire celui de Sainte-Marie-Majeure. Le pape Eugène II éleva l’iconostase de Sainte-Sabine, pendant son court pontificat; la description d’Ugonio, un des derniers témoins de l’ancien état de choses, est d’un grand intérêt et nous ne saurions mieux faire que d’en traduire ici quelques passages : « On doit « penser, dit-il, que l’église de Sainte-Sabine dès « l’origine fut très-ornée, puisque son grand por- « tique, ainsi que les murailles de la nef centrale, « nous montrent sur les murs des incrustations de « pierres variées et artistiquement distribuées; nous u avons encore vu les restes d’un travail semblable « dans la tribune avant qu’elle n’ait été restaurée par « le pape actuel Sixte V. On voit aussi dans l’arc de « la tribune sur deux frises qui sont restées, des « traces de l’antique mosaïque. Il est probable que « la plupart des ornements de l'église dataient d’Eu- « gène II (824). Anastase nous dit que ce Pape: «ad « meliorem cultum perduxit et picturis undique de- « coravit ». Il y fit un ciborium d’argent d’un poids « considérable. Ces ouvrages ont subsisté jusqu’à « nos jours, car nous avons vu l’autel antique placé « par lui sous la même tribune, avant que l’année « passée Sixte V, aujourd’hui heureusement régnant, « ne l’ait transporté ailleurs. Ledit autel avait dans les « angles quatre colonnettes de marbre foncé, mais il « était dépouillé de l’antique ciborium.
« Le même Eugène avait entouré l’autel et le pres- « byterium d’une clôture de dalles de marbre, puis « élevé six colonnes *, lesquelles soutenaient une « haute frise de pierre. Là au milieu, pour pénétrer « dans le presbytère, il y avait un passage ouvert, « qu’on pouvait fermer avec une grille de métal sur « laquelle on lisait cette inscription gravée en gros « caractères:
EVGENIVS SECVNDVS PAPA ROMANVS.
Ugonio rapporte qu’il y avait dans l’église une autre clôture de douze palmes (21” 80) de hauteur, datant probablement d’Honorius III, qui traversait les trois nefs et qu’on avait dû construire pour isoler les religieux.
1. Il presbiterio era cinto con tavole di marmo et appresso drizatte sei colonne che scompartite a suo luogo sostenevano un fregio allô di pietra.