Garrucci, Stor. dell’arte, VI, ccccxxvn, p
SACRISTIES
saces en mosaïques, présente une silhouette agréablement découpée ; il est surmonté de larges moulures d’où partent les jets d’eau. Tout l’édicule a 1 m 88 de hauteur, un peu plus d’un mètre de large *.
La plupart des fontaines de ce genre que nous 1. Gaillabaud, L’Art dans ses diverses branches, p. 50.
connaissons ne remontent qu’au xv' ou xvie siècle ; telles sont celles de Spirito-Santo à Ravenne, du Mont-Cassin et surtout de Santa-Maria-Novella de Florence, délicieuse faïence qui est un des chefsd’œuvre de Luca délia Robbia
1. Barbier de Montault, Traité de la construction des églises, II, r 5 8 .
PISCINES
La piscine qui reçoit l'eau des ablutions doit figurer parmi nos monuments du saint sacrifice, quoique la construction fixe que nous lui voyons dans nos églises ne remonte pas à une époque reculée et échappe presque à notre cadre chronologique. Dans l’ancien langage liturgique, ce mot désignait le bassin où l’on recevait le baptême ; saint Optât donne à ce sujet une raison mystique qui se rapporte à l’acrostiche du nom du Christ, Oç : « Hic estpiscis, dit-il, « qui in baptismate per invocationem fontinalibus « undis inseritur, ut quæ aqua fuerat a pisce etiam « piscina vocitatur 1 . »
Littéralement c’est un vivier où l’on conserve du poisson, piscina a pisce; mais comme dans l’ancienne loi il y avait deux piscines, la probatique et celle de Siloë dont les eaux étaient regardées comme efficaces pour les maladies corporelles, on a donné métaphoriquement le nom de piscine régénératrice au sacrement de baptême et piscine de repentir à celui de pénitence 2.
Avant que le prêtre eut adopté l’usage de boire les ablutions, on versait l’eau et le vin qui y avaient été employés dans une piscine ménagée à cet effet auprès de l’autel. Cette piscine est aussi nommée perfusorium.
La piscine signifiait encore rinfundiculum ou bassin placé au côté sud de l’autel, danslequel le prêtre lavait ses mains avant de commencer le saint sacrifice 3.
La piscine dans le sens que nous lui donnons maintenant a toujours dû exister ; on ne peut croire que l’eau des ablutions ait jamais été confondue avec de simples lavures.
L’ordre romain marque avec assez de netteté les piscines qui étaient sous les autels, lorsque parlant de la consécration de l’autel, il dit que l’évêque doit