Viollet-le-Duc, VII
lAtin. arch., VII, p. 36.
Arnaud, Voyages arch. dans le département de l'Atthc.
PISCINES
vivifia, suivant la légende, le squelette d’Adam. Il parait même qu’une ancienne rubrique prescrivait, à Châlons-sur-Marne, d’encenser la piscine où se
versaient les ablutions. Voilà ce qu'était la piscine jusqu’à la renaissance *. »
i. Didron, Ahti. arch., VI, 91.
Piscine â Villeneuve-sur- Yonne.
CHŒURS
ORIGINES
Après avoir étudié chacun des meubles liturgiques que renferme le sanctuaire et qui servent pendant le saint sacrifice, les autels, rétables, ciboria, tabernacles, confessions, chaires, ambons et clôtures, il convient de parler du chœur lui-même qui les comprend tous et de l’étudier à un point de vue plus général. Nous ne nous proposons ici qu’un coup d’œil rapide qui comprendra les absides orientées, circulaires, carrées, polygonales, doubles, les transepts; la schola-cantorum, puis nous verrons la décoration que les différents siècles ont apportée au chœur, et qui s’est étendue non-seulement aux voûtes, aux murailles, mais au sol lui-même que couvrirent les plus splendides marqueteries de marbre.
On a varié sur le sens étymologique du mot «chœur». Isidore de Séville tire ce mot de corona circumstantium : « Chorus, nous dit ce docteur, ab « imagine dictus est coronæ et ex eo ita vocitatus *. » Selon d’autres il viendrait de cœtus canentium clericorum1 2 3. Honorius d’Autun (fi 140) nous dit « Olimin « modurn coronæ circa aras cantantes stabant2. » Le plus simple nous parait de faire dériver le mot du grec xppi; qui signifie une réunion de chanteurs. Voici ce que nous dit Durand de Mende4 sur ce sujet : « Le chœur des clercs est l’endroit où ils se réunis-