‹ La messe (volume 2)Chapitre 191 sur 245 · Transactions , vol. XX, p · texte numérisé non relu

Transactions , vol. XX, p

Tels étaient ceux de Saint-Hilaire aux abords du baptistère de Constantin, de Saint-André de Rimini, église retrouvée et perdue presqu’en même temps ’, le tombeau de Galla Placidia, etc., on y cherchait sans doute une réminiscence des chapelles cimétériales garnies d’arcosolia.

Une disposition qu’on remarque dans notre pays, dès le milieu du xne siècle, est un mur droit terminant brusquement les trois nefs. Ainsi les églises parisiennes n’étaient souvent qu’une salle rectangulaire. Parfois la grande nef dépasse d’une travée les nefs latérales et forme une abside carrée, comme à Viry (Seine-et-Oise), à Dammarie (Seine-et- Marne 2).

L’abside, quelquefois carrée, devient souvent polygonale dans son périmètre extérieur pendant le ve et le vi° siècle, à Ravenne, à Parenzo et en orient. De cette forme sont les absides de Saint-J ean-Studite, Saints-Sergius-et-Bacchus, à Constantinople, de l’église de Kapnicarea, à Athènes, de Sainte-Sophie, à Thessalonique, de la cathédrale de Bosra et une quantité d’églises de Syrie. A Saint-Jean-Évangéliste de Ravenne l’abside fut primitivement tracée avec sept côtés et modifiée plus tard dans la partie supérieure par un périmètre polygonal de neuf côtés qui les fermaient. (Voir la vignette ci-dessus, p. 149.)

Nos architectes romans adoptèrent la forme polygonale au sud et à l’est de l’Ile-de-France et de la Champagne, forme qui devint indispensable dans la construction des églises ogivales 3.

Le désir de créer avec un nouveau sanctuaire une seconde confession, ou d’honorer particulièrement des reliques donna lieu à la construction de secondes absides en face des premières. Nous avons rappelé comme exemple qui prouve cette pensée celui de la confession de sainte Afre construite par saint Udalric (II, p. 1 5 1 .)

Cette disposition que nous rencontrons surtout aux bords du Rhin n’est pas spéciale à l’architecture romane et nous la constatons dans tous les temps. La description que Grégoire de Tours nous fait de la basilique de Clermont construite par saint Namatius (•{- 462) laisse croire qu’elle avait deux absides : « In

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