‹ La messe (volume 2)Chapitre 22 sur 245 · Novus thésaurus, vet. inscrip., p · texte numérisé non relu

Novus thésaurus, vet. inscrip., p

Ricci, Ravenna, p. 15.

AMBONS

voilées et, au-dessous, un cerf, un paon et un agneau. Les ornements des champs sont du même genre qu’à l’ambon d’Agnellus. Cet ambon par ses dimensions, ressemble à celui de Saint-Jean-et-Saint-Paul, mais les sculptures sont très-supérieures. Le fragment n’a que ira 70 de haut. (PL CLXXV1I.)

La petite église de Saint-Jean-et-Saint-Paul qui n’annonce plus aujourd’hui l’antiquité de son origine que par son campanile, était jadis très-célèbre et beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui. Elle avait un autel dédié à saint Martin devant lequel saint Fortunat fut guéri d’un mal d'yeux en se les frottant avec l’huile de la lampe qui brûlait au-dessus. Ce souvenir est confirmé par les vers qu’il nous a laissés dans la Vie de saint Martin.

« Et ubi Basilicæ culmen Pauli atque Joannis

« Hic paries retinet sancti sub imagine formant

« Amplectenda ipso dulci pictura colore

« Sub pedibus justi paries habet arte fenestram

« Lychnus adest, cuius vitrea natat ignis in urna.... »

Cette église avait autrefois trois nefs, mais elle fut réduite en 1758 par l’architecte Barbiani Domenico à l’état actuel. Elle ne conserve plus de son ancienne splendeur que le reste d’un ambon de marbre qu’on voit au fond, à droite, et qui fut construit peu d’années après la visite du pieux évêque de Poitiers. (PL CLXXIV.)

Cet ambon, comme celui du Dôme, a le privilège d’être daté et nous offre l’inscription suivante sur le haut de sa frise 1 :

DE DONIS DI ET SCSRVM. IOHANNI ET PAVLI ADEODATVS PRIM. STRATOR. INL. P. TEMPB. DMN . VRB. MARINIAN.

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