‹ La messe (volume 2)Chapitre 221 sur 245 · NOLE (HISTOIRE · texte numérisé non relu

NOLE (HISTOIRE

Remondini prétend pouvoir démêler dans les restes de la basilique actuelle ce qu’il faut attribuer à saint Damase et ce qui fut restauré par saint Paulin; il nous parait impossible de le suivre dans cette recherche; les travaux de saint Paulin sont déjà trop difficiles à signaler pour qu’il soit permis de remonter au delà. On peut dire seulement qu’il employa des matériaux antiques et notamment que les colonnes de cipolin proviennent d’une époque fort ancienne et peut-être du temple païen qui s’élevait, dit-on, sur ces lieux.

Saint Paulin à la fin du iv° siècle, attiré par la même dévotion y vint fuir ses anciennes grandeurs et finit par y construire toute une ville de basiliques. Il restaura celle du Confesseur, l’agrandit de toute l’étendue d'une nouvelle et splendide église, l’environna de portiques et fit surgir à l’entour, comme un cortège d’honneur, plusieurs basiculœ et' diverses dépendances.

Je ne sais quels ravages les invasions d’Alaric en 456, de Genséric et les persécutions du préfet Marcien, firent souffrir à ces églises ; il est certain, du moins, qu’au commencement du vme siècle, les somptueux portiques qui les entouraient étaient abandonnés et mutilés, nous voyons à cette époque l’évêque Léon 1 1 1 délaisser les belles colonnes de cipolin de la basilique des Martyrs pour y construire au milieu des débris, des oratoires plus restreints et plus conformes à la modicité des ressources dont on disposait. Alors semble se reproduire à Noie le même fait que dans l’église du Saint-Sépulcre àJérusalem, oùlagrande basilique donna naissance au milieu de ses ruines à divers oratoires beaucoup plus petits ’. L’évêque Léon fut ici un des auteurs de ces transformations. Il a laissé son nom sur l’architrave de l’entrée à l’oratoire des Martyrs; Remondini rapporte une inscription près de l’autel de saint Jean qui le concerne aussi :

Epis, compsit et ernabit amore Di et scor Felicis et Paulini. Hoc quod cernilis discite Quod Léo solerlior Tertius .

Cette inscription comme formule se rapproche de cette autre que Remondini a copiée sur les chancels du vieil autel :

Hoc quod cernilis discite quod Lupenus episcopus compsit et Ornavit in hac ecclesia amore

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