Abbé Lagrange, Saint Paulin, p. 498. (Nat. xi
NOLE (RESTAURATION)
Un autre ornement important étaient les peintures dont Paulin, par un procédé rare encore, avait couvert ses édifices. Il y avait représenté tout un cyclede scènes bibliques, en particulier le passage de la Mer Rouge et les scènes relatives à la délivrance des Hébreux, que nous retrouvons sur beaucoup de sarcophages du ivc siècle.
« Toutcslesdemeuresde Saint-Félix, dit-il, étaient « couvertes de peintures, qui formaient un livre tou- « jours ouvert et à la portée des ignorants :
Proplerca visurn nobis opus utile, lotis Felicis domibus piclura illudere sancla.
(Carmen ix, p. 66 1 .)
La nouvelle basilique, plus qu’aucune autre partie du monastère, devait avoir reçu ce privilège de décoration.
Les principales richesses étaient accumulées dans le chœur. Ce chœur dont Remondini n’a pas compris la forme et qu'il a fait rectangulaire, malgré la précision des textes de saint Paulin, se composait de trois absides, comme beaucoup d’églises contemporaines. Canina est plus exact, puisqu'il y a supposé au moins une tribune circulaire. La phrase relative aux absides est des plus claires : « Cum duabus dextra lœvaque conchulis intra spaliosum sui ambitum apsis sinaala laxetur . . .’ » ailleurs il appelle cette abside « concha ». Les deux absides latérales servaient desacristies, celle de droite pour la préparation des sacrifices, comme l’indiquait l'inscription :
HIC LOCUS VENERANDA TENUS QUA CONDITUR, ET QUA PROMITUR ALMA SACRI POMPA MINISTERII (P. 338.)
celle de gauche servait de retraite à ceux qui voulaient méditer :
SI QUEM SANCTA TENET MEDITANDA IN LEGE VOLUNTAS, HIC POTERIT RESIDENS SACRIS INTENDERE LIBRIS *.
On m’a objecté la grandeur que je donnais à ces absidioles; elles n’eussent pu, sans ces dimensions, servir de sacristies et d’ailleurs le mot capaci sinu ne laisse aucun doute1 2 3.