Lettre xxxn, Migne, p
3. Voici la preuve que ces concluiLe servaient de sacristies : « Cum duabus dextr.i lævaque conchulis intra spatiosum « sui ambitum apsis sinuata laxetur, una earum immolanti
« L’église ne tire pas toute son illustration du tombeau de saint Félix mais aussi des reliques des apôtres, des martyrs, placées dans l’abside sous un autel élevé au point central entre les trois tribunes. Le sol de 1 abside est couvert de marbre, les murs en sont tout incrustés ’... »
La plus grande splendeur avait été réservée à la conque centrale. Au-dessus du soubassement de marbre (marmoratam) s’épanouissait une magnifique mosaiquepleine desymboles.Une main sortantd’un nuage figurait le Père éternel, disant après le baptême du Christ au Jourdain : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. L’Esprit-Saint était représenté par une colombe, forme sous laquelle il se manifesta en cette circonstance.
Un agneau figurait le Christ. Une croix, près de lui, était entourée d'une couronne de lumières pour exprimer la royauté du Christ sur le monde, autour de cette couronne étaient disposées, en couronne aussi, douze colombes, figures des douze apôtres *; un palmier qui se dressait à côté de la croix symbolisait aussi la victoire du Crucifié. L’agneau et la croix posaient sur un rocher, d’où s’échappaient les quatre fleuves du Paradis terrestre, symbole des quatre Évangiles. De beaux vers au-dessus de cet ensemble symbolique en donnaient l'interprétation. « Le mystère tout entier de la Trinité resplendit ici ; cet Agneau, c’est le Christ; dans le nuage tonne la voix du Père ; sous la forme de cette colombe, le Saint-Esprit descend ; voici la croix; un globe de lumière la couronne, couronné lui-même par les apôtres, figurés par ces colombes. Ainsi au mystère de la Trinité est joint celui du Christ. Les symboles de la Trinité sont manifestes; la voix révèle le Père, la colombe l’Esprit, l’Agneau et la croix, la sainte Victime, dont la palme et la pourpre indiquent la triomphante royauté. Il se tient debout sur la pierre, pierre lui-même de l’Église. De cette pierre s’échappent les quatre fleuves, les quatre Évangiles, vivants fleuves du Christ. »
« hostias jubilationis antistiti patet, altéra post sacerdotem, « capaci sinu receptat orantes. » (Migne, p. 337.)
Et plus loin : « In secretariis vero duobus, quæ supra « dixi circa apsidem esse, hi versus indicant officia singu- « lorum. A dextra apsidis :
« Hic locus... »
Suivent les inscriptions.
1. Abbé Suiry, curé de Sainte-Eulalie de Bordeaux, Éludes bistor. sur la vie et les écrits de saint Paulin, 2 vol. in-8°, 1833-54. — 1 vol.
2. La mosaïque de Saint-Clément à Rome que je considère comme une restitution de 1 mosaïque antique nous présente douze colombes sur la croix.
ÉGLISES
Au milieu 1 de cette abside et en avant de la nef principale était l’autel unique, selon la coutume de la primitive Église, splendide, mais riche surtout par le trésor des reliques que Paulin y avait déposé, reliques de saint Jean-Baptiste, des saints Apôtres, André, Thomas, de saint Luc évangéliste, des saints Vitalis, Agricola et Proculus, de la vierge Euphémie, de saint Nazaire, dont saint Ambroise avait récemment retrouvé les restes, et surtout une portion considérable des précieux fragments de la vraie croix, que Paulin tenait de Mélanie. De beaux vers encore, courant au-dessusde l’imposte de stucde l’abside, célébraient ces richesses, et Iagloirede cet autel, et l’honneur des saints dont les restes étaient associés à la croix même du chef des martyrs : « Un double honneur couronne donc ces saints autels; à la croix sont unies les cendres des apôtres et des martyrs. Oh ! qu’à ce bois sacré sont justement associés les restes des saints ! qu’ils reposent bien près de la croix, ceux qui sont morts pour la croix! »
Selon la coutume des premiers siècles de riches voiles enveloppaient cet autel; une croix d’un beau travail et d’un prix considérable, contenant aussi un fragment de la vraie croix, était suspendue devant lui « allaris faciern ligno pielalis adornat ». Le natale xi, contient soixante vers pour la description de cette croix, que Paulin compare à une antenne, à une balance, à un joug, etc.
Elle était toute couverte d’or 2 et parsemée de pierreries. A son sommet était fixée une couronne d’or aussi et de diamants. Elle portait gravé sur sa tige ou sur son piédestal le monogramme du Christ.
Paulin voit dans le X et le P entrelacés les six lettres de Chrislos en ne comptant qu’une fois le sigma. Et en effet, le X et le P, par leur entrelacement forment de plus, d’abord I, si on considère la tige du P abstraction faite de la partie recourbée : cette ligne recourbée, pour peu qu’elle déborde à gauche, figure avec la tige du P la lettre T. L’omicron est donné par la courbure elle-même, et cette courbure si on la renverse donnera le sigma. De plus ce symbole unique formé de trois lignes entrelacées donnera une image de Dieu en trois personnes. De plus les branches entrelacées du X regardent les