Ugonio, Stat
2. Il ne faut pas lire vico habentino , comme on l’a prétendu, car nous retrouvons le même sicle devant le mot episcopus dans le ciborium de Bagnacavallo. On le traduit généralement par venerabilis.
3. Nous ne pouvons oublier non plus sans ingratitude le nom de M. le Cte Trotti pour les renseignements qu’il a eu la bonté de nous fournir dans cette longue étude.
AMBONS
palais de Voghenza, qu’on les transporta ensuite à la cathédrale de Ferrare et enfin dans la cour de 1 université où on les voit encore aujourd’hui avecles objets du musée archéologique dont j’ai la garde depuis cinquante-cinq ans. L’inscription est sur le bord supérieur de l’ambon. Scalabrini, dans les manuscrits que nous conservons dans la bibliothèque civique de Ferrare, fut le premier qui s’occupa de ce monument ; selon lui, l’inscription qui parle de la deuxième indiction reporte l’évêque Georges à 554. Ce savant transmit l’inscription à Muratori qui l’attribua à un évêque de Ravenne, Georges de 836. Frizzi sachant que les environs de Voghenza relevaient de l'église Saint- Georges de Ferrare, conjecture que cet évêque fit partie de ceux qui gouvernèrent Ferrare transpadane (partie au delà du Pô), après l’an mil. »
On voit, d’après cet exposé, quel écart se produit entre les opinions émises au sujet de ce marbre que nous sommes obligé de considérer en lui-même pour chercher sa date. — J’écarte l’hypothèse du vie siècle par la comparaison de nos ambons de Ravenne qui sont d’un caractère tout différent ; l’hypothèse du xie siècle tombe d’elle-même. C’est donc dans cet intervalle que se pose la question.
Lesseulsévêques du nom de Georgesdontle souvenirsoit conservé pour le vme sièclesont ceux de Nepi, (721) et de Sinigaglia (769) villes évidemment trop lointaines pour que l’ambon en provienne. Il y a difficulté pour adopter l'opinion de Muratori qui propose •un évêque de Ravenne de 835 -j- 846, ce qui nous fixerait, à cause de l’indiction, à l’année 839. Il s’agit •d’un évêque et non d’un archevêque et nous avons vu, sur le ciborium de Classe, qu’on ne manquait pas de spécifier le titre exact dans les inscriptions. — En suivant la liste des évêques de Voghenza on trouve, je crois, la véritable solution. Entre le martyre de l'évêque saint Maurelius (686) et l’avénement de Jean II (772) nous avons un espace de temps presque séculaire où l'indiction deuxième se reproduit six fois ■en 689, 704, 719, 734, 749, 764, et où peut facilement être supposé l’épiscopat de Georges sous lequel on construisit notre ambon. — C’est aussi le temps auquel se rapporte le mieux son style.
En le comparant avec les monuments datés, nous perderons toute incertitude. L’inscription du ciborium de Vérone offre plusieurs analogies remarquables avec celle que nous étudions.
(Ferrare)
-f- DE DONIS DEI ET SCE MARIE