‹ La messe (volume 2)Chapitre 45 sur 245 · Heider, Mon. de l'emp. d'Autriche, pl. XVIII, p · texte numérisé non relu

Heider, Mon. de l'emp. d'Autriche, pl. XVIII, p

« gelia ad missas præcipuarum festivitatum legeren- « tur L »

A cette époque l’ambon de Saint-J ean-de-Latran joua un rôledans l’élection pontificale. Duchesne2 nous apprend qu’après la mort d’Alexandre II, Hildebrand fut proclamé pape, et qu’effrayé, il monta aussitôt dans l’ambon pour dissuader le peuple, mais qu'on lui imposa presque de force le pallium rouge et les insignes pontificaux.

L’élection et l’intronisation des évêques se publiait autrefois dans les ambons et cette coutume subsistait encore au temps de Thiers qui nous la rapporte.

Un des plus beaux ambons duxie siècle, non moins admirable par sa richesse que par la beauté de son travail, est celui que saint Henri donna au Dôme d’Aix-la-Chapelle.

Nous avons vu, en visitant les premiers ambons en orient ou en Italie, que ces monuments étaient généralement en marbre ; dans celui de Sainte-Sophie les pierreries semblent avoir été réservées à la coupole qui le couvrait. A Ravenne, sauf quelques frises en mosaïque, quelques trous qui paraissent rappeler d’anciens cabochons enlevés, les ambons sont exclusivement en marbre. Les riches carrières du Levant avec leurs veines de feu, leurs couleurs ardentes, leur transparence lumineuse, ou les blocs blancs de neige de Carrare étaient pour beaucoup dans ce choix et faisaient négliger les métaux précieux. Il n’en fut pas de même dans le nord, où nos rares et sombres marbres n’offraient pas les mêmes ressources ni les mêmes attraits et où les évêques se voyaient obligés pour construire des chaires dignes de la parole de Dieu de recourir à l’or et à l'argent.

L’ambon dont nous nous occupons en ce moment a donc, outre sa valeur intrinsèque, le prix de sa rareté. Lors de notre voyage à Aix nous en avions fait un dessin trop incomplet ; nous nous sommes adressé pour en avoir les photographies et la description au savant Dr Kessel, chanoine de la cathédrale qui nous a répondu en nous envoyant des copies exactes et la dissertation suivante que nous traduisons ici avec autant de reconnaissance qu’on mettra d’intérêt à la lire. (PL CLXXXVIII.)

En dehors de l’Italie, l’occident nous offre peu d’exemples d’ambons pour la lecture du saint Évan-

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