‹ La messe (volume 2)Chapitre 47 sur 245 · Kugler m Kunstblatt, 1857, p · texte numérisé non relu

Kugler m Kunstblatt, 1857, p

Mabillon, AclaSS. ord. S. Beued., t. V, part. II, p. 457.

2. Elle a été remplacée dans une restauration moderne par une figure très-médiocre représentant Charlemagne cuirassé et tenant l’église d’une main; cette plaque grossièrement attachée sur le panneau paraît un ouvrage du xvc ou xv siècle.

Sauveur porte une tunique verte, un manteau bleu, assis sur un arc-en-ciel, il bénit de la main droite, pendant qu’il tient de la gauche un livre où nous lisons : Venite, benedicti Patris mei, possidete regnum quod vobis, etc. Notre-Seigneur, dont lafigure est d’une physionomie hiératique et sérieuse, est environné d’une auréole elliptique. De chaque côté de la tête, on lit les lettres a et a ; dans la partie supérieure, on voit les sept candélabres de l’Apocalypse, et ces mots : vu Lampades ante Ironum que surit vu s p s Del *. Sous cette figure est reproduite la leçon de l’Apocalypse : Lignum vilœ ferons fructum 2 ; cette sentence s’explique par les branches chargées de fruits qui paraissent aux pieds du Seigneur et dans le chiffre xn en caractères romains qu’on y remarque ; le texte sacré auquel nous nous reportons est celui-ci : « In medio « plateæ ejus et ex utraque parte fluminis lignum « vitæ, afferens fructus duodecim, per menses singua los reddens fructum suum et folia ligni ad sanitatem « gentium. »

Dans les deux panneaux de droite et de gauche qui accompagnent celui du centre, on remarque des ornements fort singuliers, des tasses de cristal de roche qui appartiennent certainement à un temps antérieur à l’empereur Henri. M. Bock les compare à une ampoule du même genre conservée dans le trésor de Saint-Marc de Venise et portant des caractères coufiques ; il croit, d’après l'analogie, qu’elles sont orientales, ou du moins qu’elles furent exécutées par des ouvriers siciliens ou des Maures d’Espagne, au Xe siècle.

Dans les panneaux des angles sont représentés les quatre évangélistes ; ces images sont des reliefs modernes, mais les inscriptions qui les encadrent et qui ne peuvent laisser de doute sur leur ancienneté prouvent qu’elles remplacèrent les mêmes sujets. De plus, une de ces représentations nous a été conservée dans un lutrin mobile fabriqué vers 1820 ; en la mesurant, on peut voir encore qu’elle s’adapte exactement aux panneaux en question. Aujourd'hui ces figures ont été remplacées par les bustes des évangélistes en métal repoussé ; nous transcrivons ici les hexamètres qu’on lit sur les bordures des quatre panneaux, en rétablissant leur ordre, qui est maintenant interverti :

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