Forster, Sculp., I, p
Hubsch, pl. LVII.
AMBONS
« pour l’Évangile un degré plus haut que pour l’É- « pitre, parce que la doctrine de Jésus-Christ est « au-dessus de celle des apôtres *. »
XIII* SIÈCLE
Le symbolisme a toujours présidé à l’érection des monuments religieux, mais jamais il n’atteignit un si -grand développement qu’au xme siècle, où il animait tout dans l’Église et jetait une teinte de poésie jusque sur les meubles liturgiques. Jamais si étendu, il n’avait -surtout jamais été aussi raisonné. Avant d’étudier les monuments, il faut donc lire dans Guillaume Durand l’infinité d’idées qui jaillissaient alors de la moindre pierre chrétienne :
« Le pupitre placé dans l’église, dit-il, c’est la vie •« des hommes parfaits, et on l’appelle ainsi pour « signifier en quelque sorte un pupitre public ou -« placé dans un lieu public et exposé aux regards de « tous. Dans certaines églises, il y a deux montées à -« l’ambon au milieu du choeur, l’une à gauche, savoir, « vers l’orient, par où l’on monte; l’autre à droite, « savoir, vers l’occident, par où l'on descend, comme « il a été dit plus haut. Le diacre monte (?) du côté « du midi, car le Christ vint- ( ascendit ) de Béthel ou « Bethléem, qui est au midi de Jérusalem. Et il est « dit : « Dieu viendra du côté du midi. » Le diacre « monte donc à l’ambon pour marquer que le Christ « entoure de sa protection ( ambit ) tous ceux qui gar- « dent la parole de l’Évangile, pour pouvoir être <i compris et ainsi être mieux entendu par les « hommes.
« Le diacre monte aussi, pour annoncer l’Évangile « d’un lieu élevé et à haute voix, de manière à ce -« qu’il soit entendu de partout et par tous, selon cette « parole du prophète : « Monte sur une montagne « élevée, toi qui annonces la bonne nouvelle à « Sion ! »
« On lit d’ordinaire l’Évangile sur un aigle, selon « cette parole du psaume xvn' : « Il a volé sur les •« ailes des vents », et l’on couvre cet aigle ou l’en- « droit où on lit l’Évangile, les jours de fêtes, d’une