CORONA
« Il est loué ce sculpteur, il est consommé dans « son art, ce Guido da Como que je vante à tous « dans ces vers. En l’an 1250, Torrisiano préside à « l’œuvre, lui dont Dieu couronne la foi prompte et « vigilante. »
S’il faut en croire Ciampi, Guido fut le premier sculpteur et Torrisiano ne fit que compléter l’ouvrage; il remarque dans les sculptures des différences qui accuseraient un changement de main. Mais ce Torrisiano ne fut-il pas simplement l’operajo, le mar-
guiller, comme nous dirions, qui surveilla l’exécution > En tous cas, ce marbre remonte incontestablement à la première moitié du xiii* siècle '.
Le cours de notre histoire nous amène enfin devant le monument le plus remarquable de ceux qu’elle comprend, le fameux pulpito du baptistère de Pise, construit par Nicolas en 1260. Nous avons indiqué quel grand événement sa construction avait produit dans l’art et le légitime enthousiasme dont les concitoyens de l’artiste l’avaient salué. C’est une sorte de résurrection ; N icolas y ramène la vie antique dans les veines du marbre, il introduit avec une parfaite convenance dans des scènes chrétiennes les personnages des bas-reliefs païens; il dérobe au sarcophage du Méléagre son ampleur, l’abondance de la composition qui remplit tout le cadre sans laisser aucun vide, au vase grec du Dôme, la majesté des poses. Nous n’insisterons pas sur ces observations cent fois répétées, et que nous-même avons déjà présentées dans un autre ouvrage 3.
Cette chaire est hexagonale et supportée par sept colonnes dont trois reposent sur des lions, et celle du centre sur un socle orné d’animaux fantastiques. Sur les colonnes, des arcs trilobés forment les faces de l’hexagone séparées aux angles par de petites cariatides, et ornées dans leur tympan de prophètes et d’évangélistes. Sur ces statuettes s’élèvent des groupes de trois colonnettes de marbre rouge qui accompagnent heureusement les cinq bas-reliefs de la tribune
Escalier.
Purification
même. Sur la figure ci-jointe, on verra l’ordre qui