‹ La messe (volume 2)Chapitre 81 sur 245 · I. Tigri traduit scient ia · texte numérisé non relu

I. Tigri traduit scient ia

Vasari prétend que les habitants de Pistoja voulurent pour leur ville une chaire qui rivalisât avec celle qu’on venait de construire à Sienne, et qu'ils chargèrent Jean de cette tâche, laquelle fut accomplie en quatre années (1298-1301). Les travaux, comme le constate l’inscription, furent surveillés par Arnoldo degli Arnoldi qui était alors curé de la paroisse *.

Il existe dans la petite églisede Pise, San-Michelein-Borgo des confessionnaux construits pendant le siècle dernier à l’aide des fragments de l’ancien pulpito. On y voit deux colonnes rouges de Cesalpino posées sur le dos de lions en marbre blanc, deux colonnes cannelées en spirale mais différentes l’une de l’autre, qu’on a sciées pour encadrer les arcades du confessionnal, enfin deux demi-colonnes cannelées verticalement, qui n’en faisaient peut-être qu’une autrefois 2. Au-dessus des colonnes subsistent les dix tympans qui accompagnaient les arcades de l’ambon. (PL CCXV.)

L’église possédait encore vers 1830 les bas-reliefs qui ornaient les parapets supérieurs, lorsque l'operajo Bruno Scorzi obtint par l’entremise de Lasinio, du prieur Camerino Caproni de les céder au Dôme pour orner la chantrerie de son chœur. C’est là qu’il faut aller aujourd’hui pour trouver les derniers éléments de restauration de l’ambon ; il y en a six, mais quatre seulement sont anciens et proviennent de San-Michele; ils représentent la Nativité de Notre Seigneur, la Présentation, l’adoration des Mages et la fuite en Égypte. La tradition des Calmaldules les rapproche des autres fragments sans hésitation.

Quoique ces éléments ne soient pas complets, nous pouvons cependant restaurer ce joli édicule en les rapprochant; les dix tympans nous prouvent d’abord que la chaire était hexagonale, puisqu’il faut en déduire deux pour l’arrivée de l’escalier, et d’ailleurs nous ne pouvons la supposer pentagonale faute d’exemple de ce genre.

La largeur des bas-reliefs, en y joignant celle des colonnettes entre les tympans, que nous possédons

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