Garrucci, Stor. dell'arte, IV, pl. CCCII
coutume donna peut-être idée de les imiter sur le marbre. Le musée lapidaire de Bourges nous fournit un exemple d’un sarcophage chrétien qui porte certainement cette imitation de chancel; il est formé de barres croisées coupant les montants et traverses et ornés au milieu d’une croix; les losanges du bas sont pleins L (Pl. CCXVII.)
Il n’est pas douteux que, malgré les étroites limites des chapelles cimétériales, des balustrades n’aient entouré les autels. Dans notre article sur les Autels nous avons, d’après M. de Rossi, rapporté l’arcosolium du cimetière cyriaque devant lequel est représenté en peinture un chancel composé de barres de bois croisées; à ses extrémités deux petits bustes rappellent les balustrades de Théodose 2. (PL XXIII.)
Dans la crypte de Saint-Sixte on a fait mieux que de retrouver une peinture, on a, parmi les décombres, mis la main sur un fragment de balustrade en marbre à l’aide duquel M. de Rossi a pu restaurer le petit presbyterium. Il a eu l’heureuse idée d’y supposer un buste dont il a pris modèle dans la collection Castellani.
Saint- Reparatus près Orléansville, que le beau style de ses mosaïques fait reporter au moins à Constantin, offre une clôture de sanctuaire très-intéressante, c’est une haute et solide construction, un véritable mur de cella dans l’édifice même, où venaient s’appuyer les colonnes des nefs 3.
IVe SIECLE.
Lorsque les chrétiens purent abriter leur culte dans de larges églises, les chancels devinrent plus nécessaires et prirent une grande extension ; nous en trouvons de nombreux témoignages dans les écrivains sacrés.
La partie intérieure de l’église des Saints-Apôtres, que Constantin fit bâtir à Constantinople, était
1. Hist. et statisl. mon. du Cher, Buhotde Kersers, 1879, pl. X.