‹ La messe (volume 2)Chapitre 90 sur 245 · Alb. Lenoir, Arch. mon., I · texte numérisé non relu

Alb. Lenoir, Arch. mon., I

Smith, II, 1584.

IVe SIÈCLE. — NOLE.

entourée de barrières de cuivre doré en forme de réseau

Le choeur de l’église de Tyr, dont Eusèbe parle ailleurs, était fermé de chancelsde bois merveilleusement travaillés 2. « Lorsque ce grand édifice, dit-il, fut « achevé, l’évêque fit faire des chaires hautes pour « ceux qui président et des bancs pour le peuple. Il « plaça l'autel dans le milieu et en ferma l’enceinte « avec une fort belle menuiserie, afin que le peuple « n’en pût approcher. Il eut même soin du pavé et « le fit faire d’un marbre travaillé avec une adresse « merveilleuse 3. »

Saint Grégoire de Nazianze (f 389) parle des chancels dans l’oraison qu’il prononça devant cent-cinquante évêques : « Valete sermonem meorum ama- « tores, et cursus et concursiones et calami tam « perspicui quam occulti, atque hujus suggesti can- « celli a multitudine compressi, hominum audiendi « studio sese mutuo protrudentium. »

Dans le songe de l’église d’Anastasie, il fait mention des mêmes clôtures. « Sublimi quidem thrcno « insidere mihi videbar : utrimque porro inferioribus « tamen subselliis, presbyteri, hoc est gregis chris- « tiani duces, considebant at vero diaconi candidis « vestibus ornati stabant, angelici splendoris speciem « præ se ferentes. Plebs autem partira circum can- « cellos, apum more fusa erat; certatim enim omnes « incumbebant utproximum quemquesuggestonostro a locum obtinerent; partim ad me audiendum con- « fluens, vestibuli angustia premebatur 3. »

Saint Augustin rapporte qu’un jeune homme qui fut guéri par l’intercession de saint Étienne, tomba par terre comme il tenait les chancels : « Cum jam « frequens populus præsens esset et loci sancti can- « cellos, ubi martyrium erat, idem juvenis orans « teneret, repentè prostratus est et dormienti simil- « limus jacuit. » Le même docteur ailleurs nous apprend que les chancels étaient souvent en bois, quelquefois en fer, plomb ou marbre. — Synesius, évêque de Ptolémaïs (-{• 431), dit qu’il se tournera souvent vers Dieu en touchant les clôtures du chœur: « Quoties cancellis manus injiciam. »

L’empereur Théodose distingue l’église en trois parties dans l’édit de l’asile ecclésiastique (rapporté à

1. Interiorem ædis partem undique in ambitum circumductam, rcticulalo opéré ex ære et auro affabre facto, convestivit. (Eusèbe, 1. IV, T)e vilaConst.)

2. Hist. de l’Église, par Eusèbe, 1. X, c. iv, traduction de Cousin, I, 476.

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