Thiers, Clôtures des églises
la fin du concile général d’Éphèse) : « Sacro sanctum « altare cancellis clausum quadratum templi oratorium « murorum ambitu circumseptum et locum residuum « usque ad ecclesiæ fores exteriores. »
Il est question aussi des chancels à propos de sa pénitence : « Le temps étant venu, dit Théodoret, « où l’on allait offrir les dons sur la sainte table, « Théodose versant des larmes avec autant d’abon- « dance qu auparavant s’approcha de l’autel et ayant « fait son offrande demeura au dedans de l’enceinte « de la balustrade du sanctuaire ainsi qu’il avait cou- « tume. Mais le grand saint Ambroise l’apercevant « ne demeura pas dans le silence et lui ayant deman- « dé ce qu’il voulait, Théodose lui répondit : qu’il « demeurait là en attendant le temps d’être admis à a la communion des sacrés mystères. Sur quoi le « Saint lui envoya dire de sa part que l’intérieur du « sanctuaire n’était destiné que pour les prêtres; que « c’était un lieu qui devait être inaccessible à tous « les autres... Ce prince fidèle fit dire à saint Am- « broise que ce n’était nullement par orgueil qu’il « s’était arrêté dans l’enceinte de la balustrade du « sanctuaire, mais seulement, parce que c’était l'u- « sage dans l’Église de Constantinople 1 . »
Saint Paulin (-j-431), cet admirable constructeur d’églises, n’avait pas oublié les chancels dans ses basiliques comme on le voit par ce vers :
Trinaque cancellis currentibus ostia pandunt.
Nous avons relevé à Noie des marbres qui doivent remonter au iv° siècle; M. de Rossi semble le supposer. L’un de ces fragments déposé dans l’ancienne abside offre une sorte de treillis et, sur le champ qui le surmonte, cette inscription : beatius est dare quam accipere. Un autre transenne avec imbrications porte sur sa frise : sermonks sapientium tanquam st (ellæ). J’ai quelques doutes sur l’antiquité du premier dont l’inscription se retrouve dans les débris de l’ambon, cependant on voit des treillis analogues sur le bas-relief de l’arc de Constantin déjà cité. (PI. CCXVII.)
M. de Rossi, sur un autre fragment de transenne, a aussi transcrit ces sentences : (Frang)E esurienti panem tuum, et de l’autre côté : mors et vita in