Abbé Lagrange, Saint Paulin, ir« éd
CHANCELS.
Signalons les transennes qu’on distingue autour du tombeau de saint Laurent sur un encolpium du Vatican ; c’est un treillis qui monte entre les colonnes torses du ciborium
Dans les églises circulaires, comme à Saint- Étienne de Rome où Ugonio nous signale au centre un petit mur faisant le tour de l’autel, il n’y a pas de doute que les chancels correspondaient à la forme de l’édifice 2.
On voit aujourd’hui sous le porche de Sainte-Marieau-Transtévère un grand nombre de panneaux de marbre blanc sculptés retrouvés il y a quelques années dans le dallage du choeur. Ces marbres ne sont autre chose que les anciens chancels. On y distingue facilement deux époques, celle de saint Jules (340) successeur immédiat de saint Silvestre, l’autre de Grégoire IV (ix° siècle). Il n’y a plus que deux panneaux de la première époque, à droite en entrant, qui ont environ 2m sur 01» 80. Leur style est admirable et ne sent pas encore la décadence dont les simples ornements souffrent bien plus tard que les figures et les grands reliefs. Devant ces beaux rinceaux qui sortent si majestueusement de leur souche centrale, qui s’échappent avec leurs feuillages aigus pour s’épanouir en tiges légères, devant ces mâles fleurons accompagnés si à propos de flexibles brindilles, on croirait voir une œuvre de la Grèce antique. L’effet est acheté au prix de peu de relief et d’un faible modelé; ces feuillages sont plutôt dessinés que sculptés3. (PI. CCXVII.)
V* SIÈCLE
Les mosaïques du ve siècle (451) nous présentent quelques exemples de chancels, celles notamment du baptistère de Ravenne. Ce sont des transennes, c’est-à-dire des clôtures ajourées. D’après les cou-