‹ La messe (volume 2)Chapitre 95 sur 245 · Thiers · texte numérisé non relu

Thiers

2. IV. — Ut laici secus altare quo sancta mysteria celebrantur, inter clericos tant ad vigilias quam ad missas, stare penitus non præsumant : sed pars ilia quæ a cancellis versus altare dividitur, choris tantum psallentium pateat clericorum. Ad orandum vero et communicandum, laicis et feminis sicut mos est pateant sancta sanctorum.

XVI. — Ut mulier intra septa monasterii nullatenus introire permittatur. Si abbas in hac parte, aut præpositus negligens apparuerit, qui eam viderit et non statim ejecerit, excommunicetur. (Labbe, V, 854 et suiv.)

XLII. — Non liceat mulieres in sacrarioingredi. ( Capitula Martini ep. Bracarensis, an. d. 572.) (Labbe, V, 911.)

Il rapporte l’action d’un homme qui avait enlevé le bois vénérable du chancel de Saint-Martin.

Le moine Cyrille nous dit dans la vie de saint Sabas (f 532) dont il était disciple: « Mansi per « noctem et diem plorans penes cancellos sanctissimi « altaris. » Dans la vie de saint Euthymius, il témoigne qu’un sarrazin, nommé Térébeon, avait les mains appuyées sur les balustrades de l’autel 1 .

A la fin du ve ou au commencement du vie siècle on vit paraître un genre de chancels tout à fait nouveaux, qui se composaientde tables de marbre ornées de disques crucifères, de losanges ou couronnes lemnisquées avec le monogramme du Christ ou du donateur de la clôture. De la partie inférieure de la couronne se détachent les deux bouts de son ruban qui ondulent et se terminent par un gland au-dessus duquel surgit une croix 2. Cette décoration est caractéristique de style et nous a aidé, comme nous le verrons pour les clôtures de Saint-Clément, à déterminer leur âge d’une façon définitive. Ce groupe de monuments embrasse plusieurs ornements que des traits communs rattachent les uns aux autres, et qui permettent de les classer ensemble. Ils possèdent une physionomie à part et parfaitement tranchée; leur profilage offre aussi un signalement particulier; leurs moulures camardes, qui confondent dans une alternative presque régulière les cymaises, les cavets, les tores, voire même les champs des cadres, s’y retrouvent Systématiquement.

Cette mode de chancels fut très-répandue au vie siècle et nous en saisirons des fragments à Rome, en orient et sur toute la côte italienne de l’Adriatique. Les premiers chancels de ce style pour l'importance, la conservation et pour l’âge sont assurément ceux de Saint-Clément, à Rome ; ils méritent à tous égards de fixer longuement notre attention.

Nous décrirons d’abord exactement le chœur actuel de la basilique, puis la basilique souterraine à laquelle nous essaierons enfin de restituer les anciens marbres.

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