‹ La messe (volume 3)Chapitre 107 sur 341 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

VIIIe SIÈCLE.

qu’on dit avoir appartenu à saint Cuthbert, et dont la couverture est ornée des plus riches entrelacs

Nous ne parlons ici que de la forme extérieure des manuscrits, mais il nous serait facile, après les savantes recherches de Mgr Moran2, de montrer que leur texte les rapproche intimement des missels actuels.

On sait que ce furent des missionnaires irlandais qui transportèrent la foi en Allemagne aux vie et vue siècles. Wurtzbourg a un livre de saint Kîlian 3.

La bibliothèque du dôme de Cologne possède une collection de canons sur parchemin, grand in-folio, avec initiales et bordure du vne siècle4 5.

VIIIe SIÈCLE.

A la tin du vine siècle, la calligraphie et les riches reliures prirent un nouvel éclat, lorsque Charlemagne eut rendu libre l’action civilisatrice de la papauté. Jusque-là, à Rome et dans l’Italie, nous trouvons peu de monuments de livres liturgiques. Léon I II (79a) donne « evangeliaaurea, cum « gemmis prasinis atque hyacinthinis et albis « nriræ magnitudinis in circuitu ornata pens. lib. a 17 et 4 onc. 3. » Une image de saint Prospero, publiée par le P. Garrucci, peut nous donner idée de ces bords en perles qui devaient être si riches. (PL CLVI.)

Un codex de la Bibliothèque Laurentienne (7 5 7) contient l’image d’un livre gemmé. (Id. PI. CLVI.)

Le pape Adrien envoyait aussi des présents à son auguste ami le roi Charles, entre autres, un antiphonaire, dont il chargea deux chantres de l’Éalise romaine. Un des deux ambassadeurs tomba malade à Saint-Gall, l’autre parvint à destination. Ce livre, déposé à Metz, était tenu en si

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