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D. Guéranger, III, 36i

LIVRES LITURGIQUES

« Pères, pourra livrer à la postérité beaucoup de « choses nouvelles et anciennes L »

Alcuin n’était pas le seul artiste qui travaillât pour le grand empereur; on cite aussi le moine Dagulf, qui fut l’auteur du splendide psautier offert au pape saint Adrien, et que l’on conserve à la Bibliothèque de Vienne L

Charlemagne donna à la basilique de Latran, à l’occasion de son couronnement, un évangéliaire orné d’or et de pierres précieuses.

Ebrard, copiste d’un homéliaire, semble avoir travaillé pour lui.

« Waldus monacus, scriptor egregius » est signalé dans un manuscrit de Saluces; Harduin de Saint-Vandrille, dans la chronique de Fontenelle. Ovo Fontenelle était un Frison converti par saint Wulfran et devenu bénédictin. Il se distingua par son savoir-faire dans les travaux du scriptorium. A Saint-Wast d’Arras, Radulf comptait racheter son purgatoire par l’ingrate besogne qu’il accomplissait journellement. L’Angleterre prétend conserver à Durham et à la Bodleienne des manuscrits de sa main 3.

L’abbaye de Saint-Bertin obtenait de Charlemagne un diplôme qui autorisait les chasses à fournir des peaux pour la reliure.

En 793, Charlemagne donne à son gendre Angilbert, abbé de Saint-Riquier, un évangéliaire que possède la Bibliothèque d’Abbeville. Ce livre, composé de 198 feuillets in-folio, est écrit sur deux colonnes en lettres d’or sur vélin pourpre. L’illustration consiste en quatre grandes figures des Evangélistes, cinq grandes initiales d’un beau style et de délicieuses bordures couvertes d’ornements et d’entrelacs4 5.

Nous voyons Angelramne, abbé de Saint- Riquier, orner lui-même de lames d’argent un épistolier et un évangéliaire3.

En 83 1, on comptait dans la Bibliothèque de cette riche abbaye plusieurs livres désignés comme

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