‹ La messe (volume 3)Chapitre 110 sur 341 · Citron, cent., cap. xvn · texte numérisé non relu

Citron, cent., cap. xvn

D. Guéranger.

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L’évangéliaire « dit de Charlemagne», qui provient de Saint-Valère-de-Sion, appartient aujourd’hui à la collection de M. Spitzer1 2.

Parmi les artistes qui travaillèrent pour Charlemagne, nous devons citer le nom de Godescalc, illustré par l’évangéliaire de Saint-Sernin, à Toulouse, don de l’empereur et de l’impératrice Hildegarde à cette abbaye, en 781. Godescalc ne mit pas moins de sept ans à l’écrire et à l’enrichir de vignettes. Le texte tracé sur parchemin pourpré en onciales d’or sur deux colonnes, orné de magnifiques miniatures, était enfermé dans un étui d’argent massif. Parmi les miniatures, citons celle qui figure Notre-Seigneur, sous les traits d’un jeune homme imberbe, bénissant de là main droite : et tenant de la gauche un livre gemmé. Conservé jusqu’à la Révolution à Saint-Sernin, il fut donné à Napoléon, déposé successivement à la Bibliothèque du Louvre et au musée des Souverains, et attribué en 1872 à la Bibliothèque nationale 3 (nouv. acq. latin 1993, réserve exposée).

La Bibliothèque nationale est certainement la plus riche du monde en manuscrits carlovingiens, non seulement pour le nombre, mais aussi pour la beauté de la calligraphie et la magnificence des reliures ou peintures. L’évangéliaire de Metz4 est un des premiers qu’on puisse citer parmi ces chefsd’œuvre, et nous avons inséré dans nos planches le dessin de sa couverture, comme un des types les plus remarquables de l’époque. Cette couverture représente la scène du crucifiement sur une plaque d’ivoire et porte une bordure de pierres, de perles et d’émaux cloisonnés en haut et en bas;

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