‹ La messe (volume 3)Chapitre 111 sur 341 · QUOD MALA MORS TULERAT, SERPENTIS PREDA FEROCIS · texte numérisé non relu

QUOD MALA MORS TULERAT, SERPENTIS PREDA FEROCIS

Rappelons encore, parmi ces trésors, l’évangéliaire de l’abbaye de Fécamp (fonds latin 281 — exp. 168), une concorde des Évangiles par saint Augustin, qui provient de l’abbaye de Corbie, et nous offre une écriture semi-onciale (fonds latin 12190 — exp. 1 2 1 ), l’exposition des psaumes, où paraissent des réminiscences antiques, comme l’image d’une croix pendant sous une couronne 1 (fonds latin Saint-Germain, 266, 267, 268).

Les quatre Evangiles, en écriture saxonne, que Westwood reporte au vme siècle ou à la première moitié du ixe, ont à la fin une suscription copiée sur un exemplaire plus ancien, qu’on attribuait à saint Jérôme, et dont la date répond à l’année 558 de l’incarnation. Ce volume avait été remarqué dans l’abbayed’Epternach, en 1718, par D. Martène (fonds latin 9389 — exp. 166).

Un autre manuscrit 2 (fonds latin 8849) °ffre encore des miniatures dont l’exécution est exempte de toute influence byzantine; c’est un évangéliaire in-40 (om28 sur om2o).

Un évangéliairede la Bibliothèque Sainte-Geneviève parait avoir été écrit à la fin du vme siècle (hauteur oni26, largeur omi8). On y trouve quatre miniatures à pleine page, qui figurent les Évangélistes assis.

M. Firmin Didot possédait un évangéliaire attribué au vi 11e siècle, dont la couverture portait, au milieu, un crucifiement en ivoire, des cabochons en bordures, et, dans les angles, les Évangélistes en émail champlevé 3.

La patrie d’Alcuin ne fut pas déshéritée, au vme siècle, de manuscrits liturgiques. — Egbert d’York (732) dit que ceux qui se destinaient aux ordres sacrés devaient se munir d’un psautier, lectionnaire, antiphonaire, missel, office de baptême, martyrologe .

Les abbesses anglo-saxonnes, Eadburge et Bucca, auxquelles s’adressait saint Boniface pour ses

Page 1