Catalogue , II» vol., n
commandes de livres, nous prouvent l’estime qu’on avait, même à l’étranger, pour les calligraphes anglais.
M. Anderson1 parle d’un petit évangéliaire in-8° que l’Université de Cambridge acheta en 1715 à John Moore, évêque de Norwich ; il est d’un caractère celtique et antérieur au ixe siècle. — Au premier folio, on voit, en pleine page, figurée une croix, avec rosace au centre, et dans les angles les attributs évangéliques ; en tête de chaque Évangile, on voit aussi le portrait de son auteur.
Engelhardt et Chadold transcrivirent le livre d’homéliesconservéà Benedict-Beurn. Deux sœurs, Herlinde et Renilde, fondatrices du monastère de Maes-Eyk (Limbourg), copièrent, avant 750, un évangéliaire, en lettres d’or avec des peintures que l’on considère comme les plus anciens essais conservés en Belgique'2. Les pieuses abbesses travaillèrent pour saint Boniface.
L’art liturgique importé en Allemagne par les missionnaires irlandais avait pris son essor, et nous a laissé des monuments indigènes pour le vme siècle. Dans ce nombre, on peut compter la belle couverture d’évangéliaire dont nous avons dessiné quelques parties dans la Bibliothèque Vaticane, et qui provient du monastère de Lorch (diocèse de Mayence), fondé en 763 par le comte Cancore et son épouse Williswinde 3.
Parmi les plus anciens manuscrits de Fulde, une antiquaria , que Schannat soupçonne être la fille de Rachis, roi des Lombards au vme siècle, termine ainsi son ouvrage: « In honore D. N. J. C.,
« ego Ragyntrudis ordinavi librum istum; quiet cum que legirit (sic) conjuro per Deum vivum ut « pro me orare dignimini » (sic) 4.
Voici l’épigraphe qu’on lit au premier folio des Évangiles de Trêves : « Scriptori vita æterna — 1 « Legenti pax perpétua — Videnti félicitas perennis « — Habenti possessio cü salute — Amen Dô gra- « cias — : ora pro me: DS. tecum. »