Hariulfus, Chron. centul., cap. x
9. La figure de saint Grégoire sera gravée en tête de la partie de l’ouvrage consacrée aux vêtements liturgiques.
Louis le Débonnaire donna, en 827, à l’abbaye de Saint-Médard de Soissons un magnifique évangéliaire que nous conservons depuis la Révolution à la Bibliothèque nationale1. — Composé de trente-cinq feuillets in-folio, il renferme les quatre Evangiles écrits sur deux colonnes en lettres d’or enrichies de charmantes bordures d’une variété infinie. — On y voit un bel usage des ornements, pour les canons d’Eusèbe.
Nous saisissons dans les miniatures de ce codex quelques détails relatifs aux reliures qu’il est bon de noter; dans les mains de saint Jean, on voit un livre ouvert, dont les pages sont bordées d’une large bande d’or et d’un trait rouge. On aperçoit au-dessous le dos de la reliure. Dans la main de Jésus-Christ, un livre fermé dont le plat est orné de tiges fleuronnées en diagonale, un autre brillamment gemmé, avec pierres en diagonales, au centre et dans les intervalles, cabochons ourlés de perles, le tout sur fond d’or. — Des cordons noués pour fermoirs.
Louis le Débonnaire fut d’une grande munificence dans ses présents de livres aux églises; dans son pèlerinage à Saint-Corneille de Compiègne2, oü il était venu vénérer les reliques de saint Sébastien, il déposa sur le tombeau du saint martyr, entre autres dons, « un texte des Evangiles écrit en lettres d’or et garni de lames d’or sans mélange d’aucun autre métal. »
Le pieux empereur employait pour ses manuscrits un scribe nommé Faustin 3. — Il y avait aussi au ixe siècle un certain Bertcaudus (peutêtre Berchtold), qualifié de scriptor regius.
L’Evangile du Mans a été remanié au ixe siècle et recouvert d’une riche couverture par l’évêque Gervais, depuis archevêque de Reims 4.
Hincmar (806-878) offrit à l’église de Reims, qu’il venait de rebâtir, un évangéliaire -orné de lames d’or et d’argent et étincelant de pierreries.
L’abbé Pierre a attaché son nom au splendide évangéliaire que Ebbon (f 85 1), archevêque de