‹ La messe (volume 3)Chapitre 165 sur 341 · Ann. arch., t. V, p · texte numérisé non relu

Ann. arch., t. V, p

2. M. Butler, dans son bel ouvrage The ancient coptic churches nf Egypt-, l’a reproduit aussi, II, p, 40.

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LECTORIA (PORTATIFS).

Le British Muséum possède un manuscrit du xie siècle qui comprend une chronique de l’abbaye de Saint-Martin des Champs (Plut. 1 1662). On y voit figuré un lectorium composé d’un pilier carré, orné d’entrelacs sur toutes les faces, d’une base évasée et d’un chapiteau qui porte le plateau incliné et le livre. Un évêque, en chasuble et tenant une crosse, est debout à côté. Nous devons ce précieux document à l’obligeance de M. Wilson. (PI. CDLXXX.)

Le beau manuscrit grec 5/^3 (f°2i3 verso) nous offre, parmi ses fines miniatures, un lectorium qui semble un lutrin de maîtrise; c’est un pupitre porté sur une haute tige, laquelle est plantée au milieu d’un coffre. A côté, un moine assis paraît apprendre à chanter à deux jeunes gens. Nous l’avons reproduite à une plus grande échelle que l’original. (PI. CDLXX1X.)

L’analogium est pris quelquefois dans le sens de pupitre portatif; dans les vieilles gloses, on l’appelle aussi : pulpitum manuale. Udalric, dans les us de Cîteaux (cap. 12), écrivait : « Intrat « Diaconus alba etstola indutus, et textum Evan- « gelii portans quem præcedunt unus ostiarius « Ecclesiæ cum analogio in quo legatur. » Du Cange cite ce texte à propos du mot : « Analogium « hispanico métallo fieri fecit fusoria arte compac- « tum, cui præeminet deaurata aquila sparsis « alis. »

Il y avait « l’analogium nocturnale » pour les nocturnes, « l’analogium Evangelicum » pour l’Evangile.

Le cantatorium s’appliquait aussi à l’aigle du chœur. On lisait dans un manuel manuscrit de Saint-Etienne, de Toulouse : « His peractis per- « gant ordine quo supra ad chorum, et in ingressu « chori Cantor existens ante magnum cantatorium « incipit cantare antiphonam « asperges me Dote mine...» et finita antiphona in cantatorio parvo « dicit....1 ».

Les pupitres étaient souvent recouverts d’étoffes précieuses qui les cachaient lorsqu’ils étaient de médiocre valeur; ces housses s’appelaient : lecte-

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