‹ La messe (volume 3)Chapitre 166 sur 341 · Du Cange · texte numérisé non relu

Du Cange

rini{. Il existe à Sens un parement de pupitre fort précieux, de im83 de long sur om78 de large2. J’en ai mesuré à Troyes un en étoffe arabe de 1 m7 5 sur om70, un autre de ira6o sur om43.

Ces voiles étaient surtout destinés aux jours de fête3. Du Cange cite quelques exemples, entre autres ces deux textes : « Velamen optimum, quod « analogio summis in festis superponitur, in quo « Evangelium recitari soleth Linteum analogio « subter Evangelium ponendum in festivis die- « bus 3. »

Lanfranc (-J- 1089) (in decretis pro ord. S. Benedicti, cap. 1) : « Lector ante analogium pariter « orans, usquedum qui ordinem tenet, oratione « facta, se erigat »; et plus loin : « Secretarii dis- « cooperiant omnia altaria et parent duo analogia , « unum quod in capitulo est, alterum in monas- « terio. »

Jean de Garlande0, de la première moitié du xie siècle, mentionne le mot pulpitum : « Pulpi- « tum, dit le commentateur, gallice letrum ( lu- « trin) et nota quod pulpitum est ascensus grâce duum ad locum ubi legitur, quia letrum sive cc analogium est id super quod ponitur liber. »

Nous n’avons à nous occuper ici que des lectoria qui ont le caractère de meubles; toutefois, au xie et surtout au xne siècle, il est certain que les marbriers ont cherché à imiter les œuvres des orfèvres ou des artistes en bois. Nous avons cru, dans cette pensée, devoir (PL CDLXXXI) réunir quelques spécimens qui ne seront pas étrangers à cette étude.

Nous avons, dans le chœur de Saint-Clément, l’ambon de l’évangile, l’ambon de l’épître, et un troisième lectorium paraît avoir été disposé poulie livre des prophéties7. (PL CC et CCI.)

A cette époque, on garnissait le parapet de l’ambon d’un pupitre de marbre soutenu par dès aigles

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