Socrates, Hist. eccl., t. VII, p
Smith, Dict.
DIPTYQUES
Le sacramentaire grégorien nous montre cette prière pour les morts, après la consécration, prière intitulée super diptycha, et ainsi conçue : « Me- « mento etiam, Domine, famulorum famula- « rumque tuorum qui nos præcesserunt », etc.
Les diptyques étaient quelquefois récités par le sous-diacre, mais le plus souvent par le prêtre. Nous lisons dans le sacramentaire grégorien : a Subdiaconi a rétro altari, ubi memoriam vel « nomina vivorum et mortuorum nominaverunt.»
Il y avait des diptyques pour ceux qui se présentaient au baptême.
On les lisait souvent à l’autel, comme cela est confirmé par le concile de Constantinople.
On les lisait aussi à l’ambon, ce que le peuple, à ce même concile, réclamait1.
i. Thiers, Diss. sur les jubés.
nombreux; il est probable que les chrétiens les employèrent plus volontiers que ceux qui portaient des scènes mythologiques, et qu’ils assurèrent mieux ainsi leur conservation. D’ailleurs, les consuls chrétiens les donnaient sans doute aux sanctuaires pour se recommander aux prières.
La cathédrale d’Aoste garde un beau diptyque de 406, représentant Honorius debout, tenant dans la main droite une sphère.