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Puis aco - antonini , enfin, après quelques noms difficiles à déchiffrer, ces mots ut commende ( nt nos ) Do.
Ce diptyque pour les morts devint, à une cer¬
taine époque, affecté à la commémoration des vivants, comme on le voit par ce texte :
+ Memento Dne omnium Orthodoxorum pontyji cum dn n. imp. vel omnium Christianorum precipue (Offerentiu)m ist. missarum Solemnitas in commenda (tionem eorum )
(Memento Dhe viloni p. b.
On a prétendu que les peintures de ces ivoires remontaient au vne siècle et que la partie des inscriptions relative à la commémoration des vivants ne datait pas d’une époque antérieure à Charlemagne, qu’on appelle dans le memento Dominus noster. Or, le style de la résurrection de Lazare ne paraît pas antérieur aux Carlovingiens ; si l’on compare cette image à celle du manuscrit 5io de la Bibliothèque nationale, où le même sujet est retracé sous les mêmes traits, on conclura de cette ressemblance à l’identité d’époque. Ce sont les mêmes gestes, les mêmes attitudes étroites et une touche qui appartient au ixe siècle. On ne peut arguer le contraire de l’absence de croix sur le pallium de saint Grégoire, car, outre l’état fruste de la peinture, un oubli de ce genre n’aurait rien d’extraordinaire, et des arguments négatifs ont toujours médiocre valeur.
Les vestiges de lettres qu’on retrouve dans la colonne des noms donnent lieu de croire qu’il s’agitdesaint Philastre, de saintGaudentius, évêque de Brescia, de saint Anathalon, évêque de Milan, en grande vénération à Brescia, et par conséquent laissent à penser que cet ivoire appartenait à cette ville.
Il est intéressant de considérer comment les noms étaient tracés ; ils s’alignaient sur deux colonnes, et, malgré les traits légers tracés sur l’ivoirejpour guider le scribe, on y trouve une certaine négligence et peu de régularité.
Il est possible que l’inscription de Brescia mémento dne omnium. . . ne soit qu’une partie du memento pour aider la mémoire du célébrant. Cette idée est suggérée au Père Garrucci par l’examen d’un autre canon, écrit également sur deux tablettes du consul Clementinus (5 >3), de la collection Féjervary1. Le patriarche Adrien,
i. Pulszki, Catalogue 1 856, p. 5i.
Gori, I, PI. ix, x.
Garrucci.
DIPTYQUES
qu’on y mentionne, fut pape de 772 à 795 ; de plus, l’usage de la langue grecque était en vigueur dans le monastère de Santa-Agata, où vivait Jean, le scribe en question. On y reconnaît du reste la liturgie de saint Jacques, si répandue en Orient, et qui eut peu d’écho en Occident.
L’extérieur des tablettes figure, selon l’usage, le consul Clementinus ; derrière lui, Rome et Constantinople personnifiées; au-dessus, sont les bustes de l’empereur Anastase et de l’impératrice Ariadne; au-dessous, la représentation des largesses au peuple. On lit aussi cette inscription : Flavius. Taurtis. Clementinus. Armonius. Clementinus.
Nous rangerons dans la même catégorie le diptyque de la collégiale de Saint-Gaudence , à Novare, lequel porte, sur une de ses faces extérieures, l’image clypeata d’un consul, et, à l’intérieur, un catalogue de soixante-neuf évêques de la ville, à commencer par saint Gaudence, et d'autres encore dont on pourra trouver la description dans Gori h
Un des diptyques conservant encore sous leurs feuillets des inscriptions chrétiennes est celui de Saint- Lambert de Liège. On croit qu’il fut donné par Anastase lui-même à cette église. Sur les faces extérieures on voit le consul dans son riche costume, assis, tenant la mappa et le sceptre, sous un édicule à fronton ; au-dessus de sa tête sont des médaillons et le cartel où est gravé son nom, sous ses pieds des chasses. Quand cet ivoire passa au service de l’Eglise, on y grava l’oraison communicantes , et une suite de noms sur quarantedeux lignes, que nous transcrivons d’après YViltheim2. Les parenthèses indiquent les restaurations du texte.
Offerentes .
. eor. p. pi.
(e)cclesia cattholica quam eis Dns adsignare di(g)n(etur)....
Facientes commemoratio nem beatissimorum aposto lorum et martyrum omnium (que) scorum (sanctæ) Mariæ virginis Pétri Marcellini
Pauli Pétri