‹ La messe (volume 3)Chapitre 182 sur 341 · Garrucci, PI. cdliii · texte numérisé non relu

Garrucci, PI. cdliii

On voyait à l’Exposition de Liège, en 1881 ', un fragment de diptyque que nous avons gravé (PI. CDLXXXVII), et qui rappelle, avec moins de perfection, les ivoires de Ravenne du vi0 siècle. Cette plaque d’une forme allongée(omi4 sur om335) est ornée d’une arcade soutenue de deux colonnes torses, garnie d une coquille et de rideaux ; sous l’arcade, un Évangéliste debout tient son livre de la main gauche. Ce motif est encadré par une bordure de pampre qui circule tout autour. Ce diptyque a le privilège de conserver au revers, écrit à l’encre, les noms des huit évêques de Tongres qui résidèrent à Liège de 840 à 956; nous devons à M. Frésart le fac-similé de ces précieuses inscriptions, qu’il a relevées pour nous :

Hartgerii, ep.

Franconis, ep.

Stephani, ep.

Richarii, ep.

Hugonis, ep.

• Faraberti, ep.

Baldrici, ep.

Everacri.

Le musée de Berlin possède deux feuilles d’ivoire d’un diptyque qu’on attribue au vie siècle; on voit, sur la première, une madone avec l’Enfant, assise entre deux anges; sur la seconde, le Christ debout entre saint Pierre et saint Paul. Ces figures sans nimbe, d’un style antique, se trouvent sous des arcades ornées de coquilles; à l’extrados elles portent des allégories du soleil et de la lune 2.

Nous avons fait photographier, dans le musée de l’Université de Bologne, une feuille de diptyque qui provient de la collection Cospi et qu’on attribue au vne siècle; elle est divisée en trois compartiments qui renferment, le premier, l’annonciation et la visitation; le second, la nativité de Notre-Seigneur ; le dernier, les mages qui montrent la crèche. La sculpture en est rude et le dessin peu correct 3.

L’usage des diptyques, et par conséquent leur

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