Mém. de la Sorbonne, i863, p
Une ancienne gravure dans le recueil d’orfèvrerie des Estampes, III, 52.
Bull, de la Soc. d’émulation du départ, de V Allier, 1 858, p. 3 1 3.
étaient inscrits les noms des archevêques depuis saint Varin jusqu’à Guillaume de Boisratier (1 52 1), et depuis 1602 jusqu’à 1789.
Nous avons gravé (PL CDLXXXVII) les deux faces d’un diptyque conservé dans la cathédrale de Tournai1 et dont le caractère est expressément carlovingien.
Parmi les diptyques d’origine ecclésiastique, nous citerons encore celui de Fulde, qui porte intérieurement, sur l’un de ses panneaux, la liste de vingt-trois rois, sur l’autre, les noms de vingt évêques, suivis de huit comtes2.
Wiltheim3 publie un manuscrit de parchemin, autrefois renfermé dans un diptyque d’ivoire, sur lequel on lit les noms des personnages illustres, à commencer par ceux d’Othon le Grand, de sa femme Adélaïde, de Brunon et de Willelm, archevêques de Cologne. Il était jadis à l’abbaye de Saint-Maximin de Trêves.
L’Allemagne, pour le ixe siècle, ne peut nous offrir de diptyque ecclésiastique plus intéressant que celui dont une des feuilles se trouve dans la Bibliothèque de Francfort, et l’autre à Paris, dans la collection Spitzer. La première figure la messe au moment du Canon, la seconde à l’Offertoire, comme les textes gravés sur les missels nous l’indiquent. Nous avons déjà parlé de ces beaux ivoires, aussi intéressants au point de vue liturgique que curieux pour l’histoire de l’art. Nous ne faisons ici que les rappeler et les signaler de nouveau. (PI. IX, vol. I, p. 69, et CDLXXVIII.)
L’ivoire de Rambona, à peu près contemporain et conservé au Vatican, porte à l’extérieur une image du Sauveur; au-dessous, les mages, etc. — Nous n’osons le ranger dans la catégorie des diptyques, parce qu’à l’intérieur on y voit seulement des images peintes; c’était peut-être seulement un ornement d’autel de voyage, dans le genre de ceux que nous avons signalés aux retables portatifs et que le moyen âge devait, plus lard, multiplier à l’infini.