Id., p
Les lampes figurées sur les mosaïques de Sainte-Marie-
LAMPES
Saint Hilaire (461), quatre lampes d’or de deux livres, dix phares d’argent de 20 livres1. — On voit par ces chiffres quel déclin subissait la fortune romaine, le bronze qui remplace les éblouissantes couronnes de Constantin, et les poids d’or réduits à une misérable modicité.
Constantinople, héritière des richesses de la ville éternelle, soutenait mieux la pompe liturgique; selon Nicéphore Callixte, Eudoxie, femme de Théodose le Jeune, offrit à l’église de Jérusalem, un jour de Pâques, 10,000 sextarii d’huile pour les lampes2 (plus de 5, 000 litres).
On raconte que, à la mortd’Enthymiusen Palestine (467), le patriarche de Jérusalem vint à sa laure et assista à la translation des reliques au milieu des lampes et pendant le chant des psaumes.
La Gaule faisait aussi une grande dépense de lumière, en l’honneur de ses saints. — Saint Perpet ordonne par son testament « ut oleum paretur « pro Domini Martini sepulcro indesinenter illus- « trando 3. »
Aux funérailles de saint Germain d’Auxerre (447)’ multitude des lumières éclipsait, dit-on, les rayons du soleil.
VIe SIÈCLE.
Saint Grégoire de Tours, qui nous offre dans ses écrits une source si abondante de renseignements liturgiques, ne nous fait pas défaut dans nos recherches sur le luminaire ecclésiastique. Il nous apprend qu’en Gaule, comme en Italie, les lychni étaient suspendus aux plafonds : « oleumque
Majeure peuvent donner idée de celles qu’on élevait dans le sanctuaire, simples pots à feu suspendus par trois chaînes réunies ensuite en une seule et au milieu des courtines qui s’écartent à droite et à gauche.