‹ La messe (volume 3)Chapitre 20 sur 341 · D’Achery, Spicil., III, p. 3o · texte numérisé non relu

D’Achery, Spicil., III, p. 3o

Smith, 919.

<( lvchnorunt qui cameræ dependebant, suscepit « cum ipsis aquis in vasculo1.» (Mirac. S. Mart., ni, 18.) La corde qui les tenait suspendus s’enroulait autour d’une poulie, et s’attachait, lorsque la lampe était relevée, le long du mur à un clou et à l’aide d’un nœud; une jeune fille, munie d’un cierge, remplissait cet office. Nous verrons, d’après une fresque d’Assise, cette méthode encore usitée au xme siècle. « Una puellarum cui officium « erat lychni fomenta componere, adveniens cum « cereo ut hæc ageret, est ingressa; compositoque « lychno atque accenso, attracto ad se fune, « sublimavit in alturn, plexisque innexum laqueis « ad parietis clavum2. » (Mirac., lib. I, i5.)

Cependant, devant les confessions, les lampes n’étaient pas toujours attachées à une si grande hauteur, témoin le fait des énergumènes qui, à Saint-Martin, pouvaient les atteindre delà main : « elevati in aéra, lychnos qui ad officium luminis « succenduntur, manu verberantes effringunt 3.» (Glor. conf., ch. 3.) Témoin aussi l’histoire de Léon, évêque d’Agde : celui-ci, ne pouvant obtenir justice contre un usurpateur des biens de l’Eglise, vint passer la nuit en prières devant les reliques, puis il rompit avec son bâton toutes les lampes qui étaient suspendues dans le lieu saint, disant : « Il n’y aura plus ici de luminaire tant que Dieu « n’aura pas vengé son injure. » (De gloria martyr., I, 79.)

Les églises mérovingiennes étaient si mal défendues contre le vent extérieur, qu’il n’était pas rare qu’un souffle éteignît les lampes. (Lib. De gloria confess., Migne, 878.) Les lychni restaient allumés pendant le jour, comme on le voit au tombeau de saint Marcellus, où un « lychnus « accensus diuturno spatio lucere solet. » Saint Grégoire nous dit que l’huile brûlait « in cicendili. » (De mirac. S. Mart., I, i5.)

Pour empêcher l’huile de se répandre sur le sol, on plaçait quelquefois sous la lampe un plateau destiné à en recevoir le trop plein, ou à prévenir les accidents. Saint Grégoire raconte que, ayant vu un jour cette soucoupe remplie d’huile, il crut d’abord la lampe brisée, mais il s’aperçut que cette circonstance provenait de l’ébullition mira-

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