EPOQUE ROMANE
chiépiscopales. Ils se composent chacun de cinq médaillons avec bas-reliefs. Dans le premier, le médaillon central montre un ange les bras étendus, et les quatre médaillons qui s’y rattachent portent les attributs évangéliques. Le second flabellum a, dans le médaillon central, deux saints debout ; dans ceux à droite, à gauche et au-dessous, des anges flabelligères; dans celui du haut, un trône avec une colombe nimbée, placée dans un losange; les médaillons sont encadrés d’entrelacs. Les manches assez courts sont garnis de deux nœuds. (PL CDLXXXX.)
Il existe à MestU(Souanétie), dans le monastère de Saint-Georges, un flabellum à quatre lobes et en argent repoussé. Dans chacun des médaillons est un groupe d’anges portant des emblèmes ; la rosace du milieu est occupée par un séraphin à six ailes. Ce flabellum, non compris le manche, a environ om5q de hauteur.
M. Middleton nous communique un flabellum qu’il a dessiné en Egypte, dans une église copte. Il est en argent repoussé, orné de gravures.
Nous avons gravé ( PI. CCCGLXXXIX bis) deux miniatures de notre curieux manuscrit syriaque de la Bibliothèque nationale, qui nous montrent les flabella sous la forme de disques d’or, à l’intérieur desquels un chrisme semble dessiné.
Chez les Maronites et les Arméniens, nous retrouvons le même attribut; le disque est, de plus, entouré de grelots2.
Un des plus beaux et des plus riches flabella que possède encore l’Orient est celui que M. Paul Durand a dessiné au monastère de’Megaspilœum, en Grèce, et dont son frère a eu l’insigne bienveillance de nous communiquer la copie inédite. (PI. CDLXXXXI V.)
Nous pouvons suivre l’usage des flabella en Occident pendant toute la durée du moyen âge. Nous l’avons constaté sur les monuments carlovingiens, et voici des documents qui confirment cette continuité dans l’époque romane :
Gérard de Florennes, évêque de Cambrai (1012- 10481, renouvelle les ventilabra d’or de sa cathé-