Lebrun, t. V, p
Martigny, p. 376.
De Linas, Art chrét., i883, p. 507, 5io.
drale, « cruces aureas cum ventilabris æque aureis « renovavit1. »
Hildebert de Tours (Epist. 8) (1098), envoyant à un de ses amis un flabellum, en parle dans un sens mystique : « Lorsque, dit-il, avec ce flabellum « que je vous envoie, vous chasserez les mouches « qui viendront se reposer sur l’autel, il faudra « aussi repousser avec l’éventail de la foi catholi- « que les diverses tentations qui se présentent à « l’esprit pendant le sacrifice. Ainsi, il arrivera que « cet objet destiné à votre usage vous fournira, « de plus, une instruction mystique2. »
Dans les coutumes de Cluny, l’usage du flabellum est mentionné en ces termes : « L’un des mite nistres, qui doivent toujours être au nombre de « deux, se tenant auprès du célébrant avec un fla- « bellum, depuis le temps où les mouches cornet mencent à se montrer jusqu’à celui où elles « disparaissent, aura soin de les éloigner du sacri- « fice, de l’autel et du célébrant. »
On lit dans la vie de saint Pierre, évêque de Po* licastro et abbé du monastère de la Cava3 : « Ibi « vero cum in ecclesia S. Joannis missas celebraret « et quidam flabelli ministerium negligenter exhi- « beret lampadem impulit, et oleum super altare « fudit. »
M. Cox me communique une figure sculptée dans un tympan de l’église d’Enville (comté de Stafford), et tenant à la main gauche un flabellum. Ce monument paraît appartenir encore à l’époque saxonne. (PI. CDLXXXIX bis.)
Dans la Chronica Guidonis'‘de la Bibliothèque de Bruxelles, on voit représenté l’empereur Antonin, censé l’auteur de Yltinerarium maritimum , qui tient à la main un disque jaune découpé en lobes par des traits rouges. Cet instrument, monté sut un manche assez court, paraît être un flabellum.
M. Dumoutet a trouvé dans le département dü Cher, à Lury, un monument d’un grand intérêt pour notre histoire, un tombeau du xue siècle, terminé dans le haut par trois disques crucifères,