Act. sanct., 4 mars, C. II, n° n
De Linas, p. 487.
I 4. Manusc. 3897, f° 3i.
MESSE
vi— 17
FLABELLA.
dont les deux latéraux, plus petits, portent des manches. Lorsque nous voyons le rôle que les flabella jouent dans les enterrements, lorsque nous les voyons non seulement accouplés, mais, comme à Trêves, groupés par trois, surtout lorsque nous saisissons l’analogie de ces disques avec ceux que le xnie siècle va bientôt nous offrir, il nous semble difficile de ne pas reconnaître ici des flabella. Nous devons à M. Dumoutet fils la communication de ce précieux document inédit '. (PI. XD I . )
M. Maskell 2 nous signale parmi les ivoires sculptés dont il s’occupe, une pièce où il croit reconnaître un fragment de manche de flabellum du midi de la France; une moitié est conservée au British Muséum. Ces ivoires sont ornementés de médaillons contenant différents sujets : un guerrier, un centaure, un lion, sanglier, paons, griffons, etc. (n° 373).
Des tombeaux découverts dans l’église de Bakewell (Derbyshire) nous donnent des images de flabellum ; l’une est ornée d’une rosace hexagone, une autre d’une sorte de couronne 3.
LeTrésor pontifical, au xme siècle4, abondait en flabella qu’on y désigne tantôt par le nom de ventilabrum, tantôt sous celui de rostarolum. Nous lisons dans l’inventaire de Boniface VIII, en 1295, la mention d'un ventilabrum tout en argent, ainsi que son disque, sur lequel circulaient gracieusement des feuilles de vigne; un autre, avec une tête de lion sur le manche et des nœuds d’or émaillés. On y voyait deux grands disques appelés chérubins, avec de petites pommelles tout autour et des hampes d’argent pour les porter ; un flabellum de I parchemin doré, monté sur un manche d’ivoire avec le pied pour le soutenir, des disques de parchemin, peints de diverses couleurs, dorés, soutenus par des manches et des pieds en bois, d’autres en soie, en samit rouge ou violet, enrichis d’images coloriées et de perles. C’était aussi des flabella en plumes de paon de grande dimension.