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Archceolog. journal, IV

4. Inventaire du Saint-Siège en i2g5, publié par M. Molinier.

De Linas, Magasin pittoresque, i883, p. 80.

De Linas, Art chrét., 1884, P- 3o*

Dans les fresques de la chapelle Saint-Silvestre, à Rome, on voit Constantin éventé par un disque de membrane légère1 qui peut donner une idée de ces instruments.

Nous avions aussi à cette époque, en France, de riches flabella. Dans un inventaire de l’église d’Amiens, vers 1258, nous trouvons cette description : « Ventilatum factum de serico et auro ad « repellendum muscas et immunda. » Dans un inventaire de Namur (1 2 1 8>, il est question de deux ventilabra d’argent, qu’un autre inventaire du xvie siècle décrit plus en détail : « Duo orbes ar- « gentei deaurati, latitudinis quisque pedis unius, « insigniti singuli lapillis pellucidis quinis2. »

Dans un inventaire de la Sainte-Chapelle de Paris ( 1 363), on mentionne : « Duo flabella, vul- « gariter nuncupata muscalia, ornata perlis. » Dans un autre de i3 76 : « Flabelli, gallice esmon- « clioirs , ornati perlis3. »

Dans l’inventaire de la comtesse Mahaut d’Artois : « un esmouchouer a tout le manche d’ar- « gent 4. »

Dans les statuts de Maguelonne (t33n, nous lisons cette règle : « Tenetur facere super altaribus « pulvinaria... habere moscallos de plumis pavo- « num in altari beati Pétri. »

Le monastère dominicain de Prouille, diocèse de Toulouse, de Saint-Victor, à Marseille, possédaient leurs flabella3, ce dernier à manche d’argent.

A la cathédrale de Rodez, dans un inventaire de 1 3 2 3 , il est spécifié : flabellum deauralum G.

Les miniatures nous fournissent aussi des renseignements sur les flabella du xme siècle et des témoignages de leur fréquent emploi pendant la messe. Nous avons calqué, à la Bibliothèque de Rouen, la miniature d’un pontifical de Reims, qui nous montre le diacre, pendant l’élévation, agitant son flabellum au-dessus de la tête de l’évêque; le disque est blanc et le manche rouge.

La Bibliothèque nationale nous réserve d’autres

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