Migne
scènes de la Visitation qui nous rappellent le baiser des fidèles, par exemple : le diptyque de Bologne, l’autel de Cividale, le manuscrit grec 5 10 de la Bibliothèque nationale, l’ivoire du musée de Bruxelles, le graduel de Prüm, et un coffret d’ivoire au Louvre1.
Une charte de Louis IV (1110), dans les archives de Saint-Martin des Champs, punissait le transgresseur d’un décret royal de plusieurs peines, entre autres de celle-ci : « Intérim etiam « neque in testimonium recipiatur nec pacis « osculo a fdelibus osculetur. »
Nous avons, pour l’époque romane, des représentations qui rappellent le souvenir du saint baiser; nous citerons entre autres : un bas-relief de l’ancienne châsse de Moyen-Moutiers 2 (1 i3o), où saint Hidulphe et saint Dié s’embrassent; une couverture d’ivoire de M. Basilewski; diverses miniatures, par exemple celle du manuscrit 48 de la Bibliothèque de Boulogne-sur-Mer, puis les portes de bronze de Pise, de Montréal, de Bénévent, un chapiteau de l’église de Saint-Pierre des Cuisines3.
Dans le beau manuscrit grec de la Bibliothèque nationale (55o, réserve), on voit représentés saint Grégoire et saint Basile s’embrassant.
M. Aymard4 (PI. CDLXXXXVI), conservateur du musée du Puy, possède un petit ivoire carlovingien deomi5 de haut sur omi3, représentant le crucifiement. — L’antiquité de l’ivoire est certaine; celle de la monture, qui en a fait un instrument de paix, Test beaucoup moins; l’ivoire est encadré par une dentelure fort simple, garnie aux angles de quatre cabochons.
1. Voyez dans l’Évangile et la Sainte Vierge ces divers monuments.