‹ La messe (volume 3)Chapitre 207 sur 341 · Bull, mon., i865, p. 25o · texte numérisé non relu

Bull, mon., i865, p. 25o

PAIX

Pour inspirer plus de dévotion, on y insérait des reliques; nous lisons dans un inventaire d’Edouard III, en 1 3q i : « Unam pacem deoscu- « latoriam in qua continentur reliquiæ diverso- « rum sanctorum. »

Voici quelques souvenirs des paix fabriquées à cette époque. L’inventaire du comte de Herefort ( i 322) parle d’une « table de pees ove une ymage d’argent suzorré»; l’inventaire de la reine Clémence ( 1 3 28), d’un « portepais d’argent pesant deux mars, prisié iiij libr. » — L’inventaire du duc de Normandie ( 1 363 ) «une paix à façon d’une fleur de lis esmaillée aux armes de Monseigneur. »

Il existe au musée de Rouen une paix en argent damasquiné, terminée dans le haut en ogive trilobée; dans le fond, au lieu d’un sujet, elle porte le monogramme du Christ, IHS.

Je trouve, dans le voyage archéologique d’Arnaud, dans l’Aube1, le dessin d’une paix gracieusement découpée, avec pignon gothique flanqué de deux clochetons, et qui présente le crucifiement sur un fond de grands dessins.

A l'Exposition de Cologne, en 1876 (n°623), on voyait une paix provenant de la collection de M. H. Garthe, représentant en bas-relief le crucifiement avec la sainte Vierge et sainte Madeleine.

En Espagne, un concile de 1 5 1 2, pour éviter le trouble que causait pendant l’office divin l’action de faire circuler la paix entre les fidèles, ordonne de la poser dans un endroit où ceux qu’inspirerait leur piété iraient la prendre commodément.

Une coutume s’était aussi presque généralement répandue dans ce pays, qui consistait à distribuer la paix avec des patènes consacrées ; pour la dignité de ces patènes, on fut donc obligé d’ordonner que toutes les églises eussent des paix d’argent ou de bois à l’usage des hommes et des femmes : « Propterea mandamus ut in omnibus ecclesiis

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