Gerbert, Liturg
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MESSE
par le pape Léon IV (847) pour l’église de Saint- André : «Fecit etiam ibi ipsum campanile et po- « suit campanam cum malleo æreo et cruce exau- « rato. »
Les campaniles de Sainte-Cécile et de Sainte- Praxède furent aussi fondés au ixe siècle.
Au temps de Grégoire IV (f 8-44) , on offrit à Saint-Laurent de Tibur, parmi beaucoup de présents, trois cloches élevées au-dessus de la voûte de l’église ; ce souvenir se trouve conservé par une
inscription . « Patenam, calicem, cortinas, can-
« délabra, thuribulum, canthara ex argento, ca- « nistrum ex ære, vestes, cortinas, codices, ima- « gines, tribus cum signaculis ad resonandum « laudem Dei quœ super caméra istius templi
« statuere feci Factum temporibus dom
« Greg. mi. P. P. Romœ per indictio ni1. »
A Bobbio, l’abbé Agilulfe (863) construit une église de pierre, et, au-dessus, une tour pour mettre les cloches qui existaient encore au xe siècle : «Turrem super eam ædificavit et campanas fecit in « ea pendere2. »
Selon Walafrid Strabon, qui écrivait dans la première partie du ixe siècle, les cloches étaient de deux sortes, les fusilla et les productilia, ce qui indique les deux genres de fabrication, la fonte et le martelage.
A Venise, au ixe siècle, les fondeurs devaient avoir une grande renommée, puisqu’en 865, le doge Ursus Patriciacus envoya douze cloches à l’empereur Michel, et qu'elles eurent le privilège, étant les premières qui parurent en Orient, d’en répandre l’usage.
On lit dans le premier livre des Décrétales que l’archidiacre devait ordonner la sonnerie aux heures canonicales : « In canonicis horis signa « tintinnabulorum pulsando, ipso archidiacono « jubente ab eo pulsenlur. »
Hariulfe3, en énumérant les trésors de Saint-Riquier, au ixe siècle, parle de «cloccaria auroparata « tria, cloccæ optimæ quindecim cum earum « circulis quindecim, skillæ très, etc.»
Anschère nous signale dans sa vie de saint Angilbert «duo campanaria auro et argento parata