Lib. III, cap. 3, écrivait au xn* siècle
etad S. Mariant tertium paratum », et plus loin «circulos ad signa pendentes *. »
Des circuli sont encore cités par Hariulfe2 dans un autre passage recueilli par Du Cange : « Septem « ex ære circuli ad signa pendentes argentei 5, « reliqui ex aurichalco. »
Du Cange pense que les circuli étaient des anneaux pendant au bout des cordes pour les mieux saisir3. Il est assez difficile de se rendre compte des sens qu’offrent les diverses expressions des auteurs, qui semblent du reste les avoir empruntés à l’ancienne terminologie; on peut croire cependant que les campanaria , les cloccæ , qui étaient dorés et argentés, étaient les cloches faites pour la main et pour être rapprochées de la vue, car ce luxe eût été assez inutile dans le haut d’un campanile.
Hariulfe nous décrit encore la flèche qu’on avait élevée sur la basilique de Saint-Pierre, sous l’abbé Angésise (f 818), dans laquelle on avait hissé trois cloches : « Pyramidem quadrangulam altitudinis « trigenta cinque pedum de ligno tornatili com- « positum, in culmine lurris ejusdem Ecclesiæ « collocari jussit, quam plumbo, stanno, ac cupro ■« deaurato cooperiri jussit, triaque ibidem signa « posuit. »
Saint Alderic, évêque de Metz (837), place douze cloches dans sa cathédrale4.
Saint Benoit d’Aniane semble déterminer la différence des termes en prescrivant qu’on sonnera la squilla dans le dortoir des religieux avant que le signum les ait appelés à l’église.
L’histoire mentionne une cloche d’argent donnée par Guillaume d’Aquitaine (-]- 812) au monastère de Gellone 5.
Ingulphus (-J- 1109) rapporte que Turketul, abbé de Croyland, qui mourut vers 870, donna à son abbaye une cloche de grande dimension qu’on appelait Gutlhac. Son successeur en offrit six autres auxquelles on donna les noms de Barthé-
1. Anschère, abbé de Saint-Riquier, Vie et Aliracles de saint Angilbert en 11 10. Siècle bénédict., V, 127.