Tableau des Mœurs, 1775, in-40, Pl.xx, p
est offerte par Mgr Gonzalès y Morales. Il semble du reste impossible d’adopter la date de 925 \ que propose de Hübner,car l’abbé Samson, d’après son épitaphe, mourut en 890. 11 était abbé de l'église Saint-Zoile et s’illustra en 863 par une apologétique contre l’évêque de Malaga 2.
Une miniature publiée par Gori 3 nous montre un musicien frappant sur des cloches avec un marteau.
Le pape Jean XI 1 1 (968) bénit une cloche de merveilleuse grandeurpour le campanile de Saint- Jean de Latran. L’évêque de Vercelli Atton (924- 960) s’occupe dans ses capitulaires du métal qu’on devait employer pour la fonte des cloches : (t Quo « métallo habeant ibidem signa 4. »
Dans une vie de saint Colomban, écrite par un moine de Bobbio, au xe siècle, il est dit que pendant la translation des reliques du saint, deux prêtres, dont l’un s’appelait Rainier, devaient précéder la châsse en tintant des clochettes sur tout le parcours; ils étaient aussi accompagnés de cierges, d’encensoirs. En passant le fleuve, Rainier eut le malheur de laisser tomber dans l’eau le battant de sa cloche ; désolé, il eut recours à saint Colomban et le retrouva aussitôt5.
Saint Dunstan avait fait faire à Cantorbéry une cloche pour le réfectoire, avec une inscription métrique G.
On prétend qu’au xe siècle, les cloches à Grenoble n’étant pas encore fort grandes, se mettaient simplement au mur du pignon ’.
Nous lisons dans les Bollandistes 3 que la clochette de saint Aldhelm, destinée au réfectoire, était ornée de figures d’or et portait cette inscription :
ELIS1AM CCELI NUNQUAM CONTENDAT AD AULAM QUI FERAT HANC NOI.AM ALDEI.MI DE SEDE BEATI