mars, p
MESSE
LAMPES
pendue, garnie de lampes, et à laquelle était attachée une grande croix d’argent1.
Bède parle de l’éclairage d’une église pour la fête d’un saint : « En entrant la nuit dans une vaste demeure queses dimensions font reconnaître pour une église, vous y verrez une quantité innombrable de lumières2, parmi lesquelles deux lampes et leurs phares qui sont d’une grandeur et d’un travail admirable, et qui pendent par des chaînes au plafond.
Saint AIdhelm, évêque de Shirburn (-j- 709), à propos d’un miracle de saint Narcisse, fournit quelques détails sur les lampes liturgiques ; il nous apprend qu’elles étaient en verre, pleines d’huile, et qu’on y plaçait au centre une mèche de papyrus.
Le poète parle aussi des lampes qui sont entre les mains des vierges :
Tertia virgineis fulgescit vita lucernis Cujus præcellit præfatos infula ritus.
Ailleurs il dit aux vierges de ne pas mépriser leurs lampes, si modestes qu’elles soient et quoiqu’elles n’atteignent pas la valeur de la lucerna de bronze ou des lichni resplendissants.
Nec latenia tibi vilescat vitrea, virgo,
Tergore vel raso, et lignis compacta salignis,
Seu membranarum tenui velamine facta.
Quamlibet ærata præcellat forte lucerna,
Aut furvas lichnus illustrans luce latebras3.
VIIIe SIÈCLE.
En pénétrant dans l’histoire carlovingienne, nous voyons le luminaire jeter un nouvel éclat et
1. Argenteam modo pergrandem sustinens crucein, pendente magna de super ærea rota cum lampadibus. (Bède De locis sanctis. )
2. Innumera lucernarum copia... inter quas duæ maximæ ac mirandi operis, pharis suis quæque suspensæ ad laquearia catenis...
Bède, De temp. rat., 26 et 24.