Bingham, Antiq. Eçclesice
$mith, Dict,
entre les couvertures de soie, souvent agrémentées d’or ( ypuaoTtaaTa sw(3Xr|fAaTa ) étendues sur l’autel et les rares couvertures données à regret au Christ dans la personne des pauvres, qui sont ses membres.
Saint Victor1, évêque de Vite, en Afrique, rapporte que Proculus ayant été envoyé par Genséric (428-477), roi des Vandales, dans la province de Zengin, emporta par violence tous les ornements et tous les livres d’églises que les prêtres lui avaient refusés, et se fit faire des vêtements avec les couvertures d’autels : « Ipse rapaci manu « cuncta depopulabatur, atque de palliis altaris, « pro nefas! camisias sibi et femoralia faciebat. »
VIe-VIIe SIÈCLES.
Le Livre pontifical mentionne dans la vie de Jean II ( 5 3 1 ) a Pallia olovera auro texta quart tuor. »
Le saint évêque de Ravenne, Maximianus, acheva, pour sa cathédrale, une nappe d’autel très précieuse, que son prédécesseur avait commencée et dont Agnellus2 nous a conservé la description comme s’il l’avait encore vue lui-même : «Elle était tissée de lin, elle portait en broderie toute l’histoire du Sauveur, représentée avec un naturel r incroyable et tout entourée de rinceaux et d’animaux. Maximianus y mit deux fois son image, de dimensions diverses, quoique très voisines; sous la petite était cette légende : « Magnificate Dominum mecum qui me de stercore exaltavit. » Nous pouvons nous rendre compte de ces images, comprises sans doute dans des médaillons, car les mosaïques de Saint-Vital et de Classe nous ont conservé le portrait de Maximianus : un visage maigre, allongé, un front proéminent, une large bouche, etc.