‹ La messe (volume 3)Chapitre 269 sur 341 · Warren, The liturgy and celtic Ritual, 1881, p · texte numérisé non relu

Warren, The liturgy and celtic Ritual, 1881, p

VÊTEMENTS D’AUTEL

revêtit d’ornements, et y célébra la messe1. (Vie de saint Colomban. Act. S. Ord. Bened., t. II.)

Ces ornements étaient quelquefois d’une grande richesse, comme un poème du vme siècle nous l’apprend, en rappelant la munificence du roi Edwin.

Echvin rex præsul grandem construxerat aram Texit et argento gemmis simul undique et auro 2.

Il est remarquable que le Livre pontifical ne mentionne aucun pallium ait aris avant le vne siècle. On y voit pour la première fois un présent de ce genre dans la vie du pape Vitalien (658-672); à cette époque, l’empereur Constant vint à Rome avec son armée, le clergé alla à sa rencontre. C’est alors qu’il offrit sur l’autel pallium auro textile , ou, suivant une autre version, « pallam auro textilem. »

Une mention analogue peut encore être signalée à propos du pape Sergius (687-701) : « Hic fecit « coopertoria, vel vasa aurea et argentea plura per « diversas ecclesias ad usum et ornatum ecclesia- « rum. »

Au vne siècle, de nombreux documents nous prouvent la richesse des couvertures d’autel, qu’on ornait de dessins symboliques, de figures de saints qui excitaient la colère des iconoclastes, comme nous l’apprend saint Germain de Constantinople.

On lit dans la vie de saint Éloi que c’était la coutume de voiler, pendant le carême, les ornements d’or et d’argent des églises. On mit un riche tissu de soie sur le brillant sépulcre du saint évêque pour cacher l’éclat de l’or et des pierreries, pendant les jours consacrés à la pénitence.

Les Bollandistes racontent dans la vie de saint Wast3, qu’une femme se sentant près de mourir ordonna à sa fille de porter au saint une belle nappe d’autel, mais celle-ci, par cupidité, la changea, et en posa une de moindre valeur; cette frauduleuse offrande fut, dit la légende, miraculeusement rejetée de l’autel.

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