‹ La messe (volume 3)Chapitre 273 sur 341 · Arts sompt., ou mieux, Labarte, II, PI. l · texte numérisé non relu

Arts sompt., ou mieux, Labarte, II, PI. l

On peut consulter pour la casula diptycha :

Biancouni, Dei Vescovi e Governatori di Verona. In-40.

Verona, 1757.

Mauri Sarti, Deveteri casula diptycha, 1753.

Ricci, photographie d’après laquelle a été faite notre gravure. I

de Ravenne et la porte de Saint-Zénon peuvent le prouver.

Le saint pape donna un second vêtement au même sanctuaire : « Vestem habentem tabulas « chrysoclavas très, et historiam Dominicæ pas- « sionis, legentem : Hoc est corpus meum, quod « pro vobis tradetur.» Les plaques de chrysoclave étaient probablement des pièces rapportées.

Il est possible que les draps d’or qui recouvraient les autels de Saint-Pierre, au couronnement de Bérenger (91 5), fussent ceux de Léon III ou du même genre :

.... replicata calent spectacula totis Ædibus, auratis splendent altaria pannis !.

Les présents de parements ne se bornèrent pas pour Léon II Là la basilique de Saint-Pierre ; le Livre pontifical en décrit quantité d’autres. A Sainte-Marie-Majeure, il offre: « In sacratissimo « altari majori vestem de chrysoclabo, habentem « historiam nativitatis et sancti Simeonis et in « medio cheritismon. » (PL 274.)

A Saint-Laurent-hors-les-Murs : « Vestem seri- « cam chrysoclabam, habentem historiam Domi- « nicæ Passionis et Resurrectionis. »

A Saint-Jean de Latran : «Vestem habentem his- « toriam crucifixi et de Resurrectione Domini « Jesu Christi periclysin de chrysoclabo.» (P. 276.)

A Saint-Clément: «Vestem de stauracin unam,

« habentem periclysin de chrysoclabo.» (Id.)

A Sainte-Agathe : «Vestem de stauraci cum pe- « riclysi de blatthin.» (P. 290.)

A Sainte-Agnès : «Vestem de fundato cum peri- « clysi de blatthin.» (Id.)

A Saint-Sébastien : «Vestes majores duas ex qui- « bus unam de stauraci et aliam de fundato....

« Seu blatthi (pourpre).» (P. 290.)

Le mot periclysis (de , entourage,

bordure), signifie la bordure des tentures. Il n’est pas difficile, pour correspondre à ces descriptions, de trouver dans les peintures carlovingiennes des étoffes pourpres bordées d’or. Voyez, par exemple, dans la Bible de Charles le Chauve, le voile du trône où repose le livre scellé, la chasuble du prêtre officiant dans le sacramentaire de Tours, la nappe de l’autel de la purification dans le manuscrit latin 819 de la Bibliothèque nationale.

1, Muratori, II, 1, 41?.

VÊTEMENTS D’AUTEL

Léon III donne encore à Sainte-Marie-Majeure plusieurs vêtements : « i° vestem chrysoclavam, « cum margaritis ornatam, habentem historiam « Dominicæ Nativitatis; 2° vestem rubeam alithy- « nam, habentem in medio tabulant de chryso- « clavo, cum historia D. N. J. C. et sancti Simeo- « nis, quando in templo est præsentatus. Et in « circuitu listam de chrysoclavo ; 3° aliam ves- « tent chrysoclavam habentem historiam transitus « sanctæ Dei Genitricis, rniræ magnitudinis et « pulchritudinis, decoratant ex gentmis pretiosis, « et margaritis ornatam, cum periclysi de chry- « soclavo et in circuitu listam de chrysoclavo.» « (P. 292.)

A Sainte-Marie-in-Domnica : «Vestem rubeam « alithynam, habentem in medio tabulant de « chrysoclavo, cum historia ejusdem Dei Geni- « tricis, ex margaritis ornatam, et periclysin de « chrysoclavo. »

La qualification d’alithyna, donnée ici, doit venir du mot grec '’AXuto; , qui signifie « qu’on ne peut détacher, indissoluble » ; elle indique donc une étoffe dont l’ornementation faisait corps avec elle U

Léon donne encore à Sainte-Croix : « Vestem « albam rosatam cum chrysoclavo (296). » Ces deux expressions sembleraient s’exclure, si nous supposions à rosata2 le sens de pourpre; il convient donc mieux de supposer un semis de rosaces, comme l’usage en était si fréquent sur les étoffes carlovingiennes.

A Saint-Etienne-le-Rond : « Vestes de stauraci « duas, in quibus unant in altari ntajori, aliam « vero super corpora sanctorum martyrum Pri- « mi et Feliciani, » mention qui prouve que le même mot s’appliquait aux voiles des autels et à ceux des tombeaux des saints.

A Sainte-Suzanne : «Vestem habentem in medio « crucem de chrysoclavo.... atque gammadias in « ipsa veste chrysoclavas quatuor.» Ces gammadiæ étaient en or, en argent ou en velours de Tyr. (Goar, Euch., p. 3 1 5 . )

La dalmatique, dite de Léon III, que l’on conserve au Vatican, offre dans ses broderies des

r. Labarte, II, 421.

2. On trouve bien l’expression «alba purpurata », mais alors il s’agit du nom d’un vêtement, et non de sa manière d’être.

images d’autels qui nous fournissent les plus intéressants renseignements, bien qu’elle soit fort postérieure au ixe siècle. On y voit un vêtement d’autel, comme ceux d’Orient, fait en forme de housse; sur le devant, haut et bas, deux larges bandes d’or brochées en manière de fougère; au milieu, une croix d’or équilatérale; dans les angles, des gammadiæ d’or bordées de rouge, le fond gros bleu avec rosaces d’argent; sur les côtés, même disposition, sauf la croix que le manque de place ne permettait pas de conserver1. (PI. CCLXIII.) Ces broderies ne dépassent peut-être pas le xne siècle, mais à cause de l’immobilité artistique des Byzantins, nous pouvons y puiser des renseignements fort antérieurs.

Sur la miniature de la Bible de Saint-Paul-horsles-Murs, l’autel où se trouve l’Agneau est paré d’une nappe attachée par plusieurs agrafes sous la table, et sans doute par des anneaux aux angles. Cette nappe est brodée de croix, d’un semis de pois et de deux bordures haut et bas 2.

Les successeurs de Léon III s’efforcèrent de maintenir dans les vêtements d’autel la richesse que ce grand pape leur donnait. Pascal donne à Sainte-Cécile : « In sacro altari vestem de blatthin « byzantea, habentem in medio tabulant de chry- « soclavo, cum historia, qualiter angélus beatam « Cæciliam, seu Valerianum et Tyburtium coro- « navit, cum periclysi de chrysoclavo, miræ pul- « chritudinis exornatam. » (P. 324.) A Sainte- Marie-Majeure : « In altari vestem de chrysoclavo, « habentem historiam, qualiter beata Dei Genitrix « Maria corpore est assumpta, cum periclysi de « chrysoclavo, seu diversis margaritis comptant, « atque decoratam (329). »

Nous voyons le pape Grégoire IV (827 f 844) donner à Saint-Saba : « Vestent de olovero, cum « leonibus, habentem periclysin de octapulo. » (P. 342). A Sainte-Lucie: « Vestem de olovero, « cum leonibus habentem pariclysin de octapolo « unam. » (P. 343.) A Saint-Pierre ad Vincula : « Vestent de fundato , habentem leones , cunt « gryphis. » (P. 33p.) A Saint-Martin : « Vestem « habentem leones cunt arboribus. » A Saint- Chrysogone : «Vestent de Tyrio habentem histo-

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