‹ La messe (volume 3)Chapitre 297 sur 341 · Migne · texte numérisé non relu

Migne

Barbier de Montault, Bull, mon., 1882, p. G3o.

étude intéressante h Nous ne saurions mieux faire que de citer quelques passages de cette savante dissertation.

Le plus remarquable n’est pas tout à fait carré; il affecte la forme rectangulaire (om55 sur om79). Il est fait en toile de lin un peu grosse, blanche; en fil de lin et de soie de deux couleurs, rouge et verte. Les dessins blancs se détachent sur le fond uni en fort relief. Il est orné de cinq monogrammes grecs en lettres rouges qui figurent au centre le Christ, et aux angles les Evangélistes. Une inscription en lettres grecques et latines est comprise entre deux lignes. Huit lobes encadrent le monogramme du centre, comme à l’autel circulaire de Besançon. Un cadre carré et orné d’octogones entoure cette rose centrale; les deux extrémités sont garnies de franges.

M. l’abbé Varisco nous écrit que ce corporal, dans la tradition, est appelé communément degli apostoli. Mgr de Montault explique ce nom et justifie cette tradition en rappelant le fait de saint Grégoire, donnant comme relique un brandeum, le posant sur l’autel, et en faisant jaillir du sang après l’avoir piqué avec un couteau. Selon lui, le miracle raconté par Jean Diacre aurait été fait en faveur d’Agilulf, et ces linges bénits seraient ceux sur lesquels il avait célébré. Les pannos consecratos super quos sancta celebraverat sont précisément ce que l’Eglise nomme depuis longtemps des corporaux. (PI. DHL)

Mgr de Montault a retrouvé encore d’autres corporaux dans ce riche trésor. L’un, de om5o de largeur sur om38 de hauteur, est formé de toile de lin demi-fine, peu serrée, terminée par des effilés très courts, qui sont précédés, aux extrémités, de trois raies parallèles et en relief, composéeschacune de trois fils. A l’intérieur sont répétées trois autres bandes, chacune de deux raies, blanche et bleue.

Un troisième corporal (om64 sur om5o) se distingue par une étiquette du xve siècle, où est écrit : Depanis apostolorum. La pièce est entière, comme les précédentes, en toile de lin très fine, terminée dans le sens de la largeur par des effilés, et, aux points de raccord, par une bande à jour, semée de pois. Dans le même sens et à l’envers sont ajoutées des effilures de lin sur soixante dix lignes parallèles. Les floches ne vont pas jusqu au bord.

Page 1