Bull, mou., i882,p.63o
M. l’abbé Varisco estime que parmi ces derniers il pourrait s’en trouver du vu* siècle.
corporal, un souvenir du linceul du saint sépulcre, et qui attribue à saint Silvestre le décret obligeant de le fabriquer en lin.
Hincmar demande que le corporal soit lavé des mains mêmes du prêtre, ou d’un de ses diacres: « Aut si ipse presbyter propriis manibus, aut « diaconus aut subdiaconus lavet primo corpo- « raie ! . »
Ne faut-il pas voir un corporal dans le linge blanc dont Adalbert, évêque de Prague (f 997), enveloppa les restes du pain eucharistique après la messe, pour servir pendant les voyages?
Edgar, dans ses lois ecclésiastiques (a. D. 967), parle du corporal comme du vêtement que le prêtre doit avoir en célébrant la messe.
Saint Luc, le solitaire, parmi ses recommandations pour la célébration des saints mystères, parle d’un petit voile qu’il faut déployer pour y poser les sacrées particules L
Sur un des émaux de la pala d’oro, que nous avons attribués au xe siècle, on voit, dans le tableau de la messe de saint Marc, un linge blanc à demi déployé, placé sur l’autel. (PL CCCCXLIX.)
Atton de Verceil (f 960), dans ses capitulaires, au chapitre XII, intitulé ut f émincé sacrata vasa vel pallas non continuant, défend, même aux femmes consacrées à Dieu, de toucher les vases sacrés et les corporaux3.
L’abbé Bono, qui restaura le monastère de Saint- Michel, à Pise (vers 1048), se vante d’avoir, parmi diverses pièces de son vestiaire, un corporal qui remontait au pape Léon IV. On y voyait, au milieu de broderies d’or, l’image du Sauveur assisté de saint Pierre et de saint Jean Evangéliste 4.
Bona cite ce passage du livre des anciens usages de Citeaux : « Le diacre, après avoir disposé « les offrandes sur l’autel, met le calice au milieu, « sur le second pli antérieur du corporal ; il place