Voyez Moroni, XXIV, p
FLEURS
Properce (lih. 3) :
Inde coronatas ubi thure piaveris aras.
Stace (lib. 8 Theb.) :
. Geminas ergo ilicet aras
Arboribus vivis et adulto cespite texi
Imperat : innumerosque deæ sua munere flores,
Et tumulos frugum et quidquid noyât integer annus.
Ovide (4 Fast.) :
Et tegat ornatas longa corona fores.
Tibulle (1. Eleg. 1) :
Flava Gérés tibi sit nostro de rure corolla Spicca quæ templi pendeat ante fores.
Juvénal :
Postibus et densos per limina tende corymbos.
bas-relief de l'arc de Constantin.
Les Romains paraient les victimes de guirlandes dans les sacrifices1; pour les fetes, ils tressaient non seulement des guirlandes de lauriers, mais aussi de robustes corymbes où ils entremêlaient les feuilles, les fleurs et les fruits, comme pour rappeler les trois périodes de la croissance végétale.
Leurs descendants ont conservé cet art avec une rare perfection ; on est frappé encore aujourd’hui, aux fêtes patronales de Rome, de voir les beaux festons suspendus aux portes, et qu’on dirait façonnés par des mains antiques. Lorsqu’on faisait la majestueuse procession du Corpus Domini autour de la place Saint-Pierre, nous avons pu admirer cette habileté traditionnelle sur les portiques enguirlandés.
Nous avons cherché à nous rendre compte de la manière dont ces guirlandes étaient fabriquées par les fleuristes antiques. Les bas-reliefs de l’arc de Constantin nous valent à cet égard d’excellents renseignements. Sur le médaillon du sacrifice