‹ La messe (volume 3)Chapitre 317 sur 341 · Voyez un bas-relief de l’arc de Constantin · texte numérisé non relu

Voyez un bas-relief de l’arc de Constantin

d’Apollon, on voit une guirlande suspendue devant l’autel; elle est retenue par des rubans passés sur les deux cornes et retombant à droite et à gauche sur les flancs. Ces rubans, comme semble bien nous le révéler l’étude de leur forme, sont ouverts au milieu à quelque distance de l’attache du feuillage, afin de former par cette ouverture une bride ou se noue la corde qui sert d’âme à la guirlande. Puis, pour cacher ce nœud, on prenait trois ou quatre autres rubans assez courts, dont on faisait des coques en les serrant par des fils. Quand la guirlande était trop épaisse ou qu’on craignait de voir ses éléments se disperser, on tournait autour un autre ruban appelé serta (voy. Rich).

Quand la guirlande était continue et que les bouts devaient retomber librement à l’extrémité de l’édifice, comme au tombeau des Jules à Saint- Remy, on avait soin de maintenir l’extrémité des feuilles par une plaque découpée qui les arrêtait, et au travers de laquelle passait la corde ou courroie centrale.

On sait que pour les anciens le paradis était un jardin, éternel verger, lieu de délices «où les fleurs s’épanouissent sans cesse. » Dracontius se fait l’écho de ces pensées en nous représentant les élus :

Inter odoratos flores et amœna vireta.

Saturus, dans les actes de sainte Perpétue, dépeint

le paradis « spatium grande quasi viridarium»

avec toutes sortes de fleurs. Mille images du même genre, dit l’abbé Martigny, dans nos écrivains antiques, assimilent le séjour des bienheureux à ce qu’il y a de plus gracieux dans la nature. Les liturgies orientales, dans leurs prières pour les défunts, représentent le paradis sous cet aspect

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